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Ariane Moffatt – Tous les Sens (2008)

Par • 21 avril 2008 à 13:11

Trois albums en six ans, c’est une bonne moyenne. Surtout si l’on considère la qualité du produit qu’a pris l’habitude d’offrir Ariane Moffatt. Toujours soucieuse de livrer quelque chose d’original et d’évocateur, tant par la verve que par le groove, Ariane n’a pas encore dit son dernier mot quant à son inspiration. Son sens inné de la mélodie guide l’album, pour notre plus grand bien, dans Tous les sens.

Ce qui est extraordinaire avec les albums d’Ariane Moffatt, c’est l’absence de mauvaises chansons. À force de chercher, on en trouve certainement de moins bonnes, mais rien qui donne envie de skipper jusqu’à la plage suivante. C’est un tour sacré tour de force! Habituellement, lorsqu’une artiste est rendue à un troisième album, je me prépare toujours à dire qu’il s’agit d’un virage vers une certaine maturité et bla-bla-bla… Mais ce n’est pas le cas de celle qui nous a donné «Aquanaute» et «Le coeur dans la tête». En fait, Ariane garde son côté juvénile qui lui conférait déjà un sacré charme à ses débuts. Sa voix chaude et enfantine à la fois demeure une ligne directrice sur ce nouveau bébé.

Le premier extrait «je veux tout» est probablement la pièce qui m’a le plus accroché depuis «Point de mire» sur son premier CD. Ça me rappelle une autre chanson de «je ne sais qui» et de «je ne sais quelle époque». Donnons le crédit à Ariane Moffatt. Parmi les bons moments de l’album, on trouve aussi «La fille de l’iceberg» (un peu répétitif, mais une bonne ouverture), «Briser un coeur» (contraste d’une thématique tristounette sur une musique des plus joyeuses) ainsi que «Réverbère» (une cadence à faire bouger les épaules sur une trame qui sonne admirablement vieillotte). Il n’y a rien à dire de mal sur les autres pièces, mais elles sont plus planantes et/ou plus électroniques, ce qui demeure fidèle à l’univers de la chanteuse. Mention spéciale au texte de «Jeudi, 17 mai» et aux pointes d’humour parsemées sur l’album. Un très bon moment musical dans l’ensemble qui manque peut-être juste un peu de cohésion au bilan.

D’autre part, Ariane Moffatt a probablement le nom le plus chiant à écrire de l’Union des Artistes. Ariane avec un ou deux «n» ? Moffatt, ça prend un «f» ou deux ? Et que dire des «t» ? Mais heureusement, cette complication nominative ne lui enlève pas une parcelle de talent.

*** ½

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Une Réponse »

  1. Quoique je n’aie jamais douté du talent d’Ariane Moffatt, elle ne « venait pas me chercher », comme on dit. Eh bien, c’est chose faite avec Tous les sens : un bijou d’album, une totale réussite ! Ma pièce chouchou est Perséides : un texte enveloppant sur une mélodie sublime. Bravo !

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