DimancheMatin.com // votre tasse de culture hebdomadaire // Rechercher la culture :

Jonathan Habel

Habite à : Montréal

Est né en : 1979

jonathanhabel@gmail.com

[ lire ses articles ]

Son parcours : Provenant fièrement de la belle capitale nationale que constitue Québec, Jonathan est la tergiversation incarnée : après l’acquisition (pour pas cher) d’un diplôme d’études secondaires à la Polyvalente de Charlesbourg (1996) et d’un autre en sciences humaines au Cégep de Limoilou (1998), il frappe un premier mur à l’Université Laval à 19 ans, alors qu’il tente lamentablement d’obtenir un baccalauréat en histoire. Travaillant ensuite de façon inexplicable dans des dépanneurs de bas étages, et parfois même de nuit, période de la journée où il sent particulièrement le sommeil l’envahir, il perd son temps lorsqu’il en trouve, fixant le plafond de son 1 et demi de Québec, et trouvant ma foi assez peu de divertissement à pratiquer cette activité blanche et matte. Retroussant ses manches de façon tout à fait inattendue à la fin de 2002, il décide de faire seul le saut dans l’exil, se dirigeant vers cette étendue semi-nordique et complètement folle qu’est le Saguenay en 2003 pour (tenter d’y) obtenir un pompeux diplôme en Techniques de Communications dans les Médias.

Contre toute attente, cette tentative d’érudition au pays du làlà réussit au-delà de toute espérance : Jonathan termine même dans les temps prescrits en avril 2006, et en guise de cerise qui, coiffant le gâteau, serait comme l’aboutissement de toute l’aventure que constitue le récit de sa vie, il quitte pour deux mois notre beau pays divisé du Québec pour la France, berceau de notre civilisation, pour son stage de fin d’études. De retour au sein de la nation, il se fait offrir (et accepte) un emploi à Chibougamau, joyau sous-estimé de notre belle province, qui n’en constitue pas moins la dernière frontière officielle et connue de notre chère civilisation occidentale (bref, après c’est l’bois…). S’y plaisant pour des raisons parfois autres que purement pécuniaires, il y vécut d’octobre 2006 à septembre 2008, avant qu’une autre voyage ne vienne encore virer son monde à l’envers. Depuis son retour, il vit, avec un bonheur parfois inégal mais pourtant certain, dans ce gros village nord-américain qu’est Montréal.