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Congorama (2006)

Par • 20 avril 2007 à 10:32

Voilà un film intelligent! Un scénario bien ficelé, des personnages bien incarnés, par d’excellents acteurs disons-le, une autruche (ou enfin un émeu)… que demander de plus ? Philippe Falardeau a définitivement frappé fort, et dans le mille, avec son Congorama. Pas pour rien que le film a récolté cinq Jutras (meilleur film, meilleure réalisation, meilleur scénario, meilleur acteur, meilleur acteur de soutien)  et un Prix Génie (meilleur scénario).

 

L’entrée en matière se fait en Belgique, alors que Michel Roy (Olivier Gourmet) nous est présenté comme un pauvre raté. Le type est un inventeur désabusé qui n’invente que des trucs qui n’intéressent personne. Un exemple ? Une espèce de tortue qui tond le gazon toute seule! En plus, il apprend qu’il a été adopté et doute même que son fils ne provienne pas de lui. Michel découvre qu’il est né au Québec, à Ste-Cécile. Il n’en faut pas plus pour qu’il parte pour le Canada. En plus, il a un prétexte, il désire présenter son prototype de déglaceur de pylônes à l’électricité nationale.

 

Alors que notre attachant personnage cherche son papa dans une campagne de la belle province, il se désespère. Et avec raison. On lui a dit que son père était un M. Legrand. Or, il ne semble y avoir que des Legros à Ste-Cécile. «Purée», s’exclame notre héros, en bon Belge qu’il est. Résigné, il décide de rentrer chez lui. Il monte à bord de la voiture d’un dénommé Louis qui doit l’accompagner à Montréal. Mais un accident arrive en route. Un accident ? Je voulais dire un émeu!

 

Et c’est à partir de ce moment que le film commence à devenir très intéressant. Dès l’accident, l’histoire recommence, mais à partir du point de vue de Louis. Ce n’est pas le premier film à nous raconter une histoire selon différentes perspectives, mais Philippe Falardeau a bien tissé sa toile. Les fils s’entremêlent, les destins se lient plus intimement qu’on ne pourrait le croire… Et le résultat est plus qu’appréciable.

 

J’avais beaucoup d’attentes avant d’aborder ce long métrage. Et je dois dire que mes appréhensions ont été plus que comblées. Aucune longueur ne vient dérégler l’horloge du film. Chaque élément s’ajoute brillamment au tableau final que l’on peut admirer avec satisfaction. Une fierté pour le cinéma québécois.

 

****½

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