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Conan le barbare version 2011

Par • 11 septembre 2011 à 11:55

Depuis 2006, NU IMAGE/MILLENIUM FILMS cherche à entrer dans la cour des grands en investissant davantage de fonds dans la conception de films plus ambitieux ou imposants. Cette nouvelle mouture de CONAN THE BARBARIAN, leur seconde production en 3D après DRIVE ANGRY s’inscrit parfaitement dans cette volonté de la compagnie israëlienne à vouloir faire compétition aux Majors de Hollywood.

À l’aube de l’ère antique, Conan, le fils du chef des Cimmériens, démontre déjà enfant de redoutables aptitudes pour le combat. C’est ainsi que le jeune barbare gagne le droit de se fait forger une épée par son père. Un certain Khalar Zim et ses hommes attaquent cependant le village des Cimmériens pour s’emparer de la dernière pièce d’un masque magique disséminé jadis aux quatre coins du monde connu. Khalar Zim torture le père de Conan pour lui faire révéler la cachette de la pièce en question, puis met le feu au village et vole l’épée de Conan. Pour que son fils puisse s’en sortir, le père de Conan sacrifie sa vie et meurt sous ses yeux.

Vingt ans plus tard, le dernier survivant des Cimmériens est devenu adulte, et celui-ci tente de retrouver Zim afin de venger la mort des siens et de récupérer son épée. Zim essaie par tous les moyens de mettre la main sur Tamara, une jeune prêtresse au sang pur issue d’une longue lignée dont le sacrifice final activera les pouvoirs du masque magique, ce qui lui permettra de ressusciter son épouse sorcière et de dominer le monde. Conan retrouve toutefois Tamara avant Zim, et se sert d’elle comme appât pour attirer à lui son ennemi juré afin de le forcer à livrer un ultime duel où le barbare espère assouvir sa revanche. Les choses ne se dérouleront cependant pas comme Conan l’avait prévu.

Sans affirmer que la compagnie MILLENIUM FILMS a livré ici un divertissement haut-de-gamme, il faut admettre qu’elle a su y mettre un sens du fini que l’on n’aurait probablement pas retrouvé dans une version produite par sa défunte ancêtre: CANNON GROUP INC.

Les auteurs ont clairement cherché à respecter fidèlement le plus possible l’imaginaire de l’oeuvre originelle de Robert E. Howard et son adaptation en BD par MARVEL COMICS. De ce fait, ils n’ont pas cherché à étendre la portée du personnage principal qui était déjà sur papier taillé tout d’un pièce, et dont l’ambition se résume en cette simple ligne dans le dialogue: « Je vis, j’aime, je tue! Ça me suffit! ».

Pas surprenant donc que les scènes d’affrontements occupent la majeure partie du film, si bien que la mise en scène techniquement au point et visuellement travaillé de Marcus Nispel se montre tout de même plus virile que subtile.
C’est pourtant à l’intérieur même de toutes ses limites que CONAN THE BARBARIAN s’affiche comme un film robuste qui devrait amuser aussi bien les fans du héros barbare que les amateurs du genre « Sword & Sorcery ». Car si l’intrigue n’offre rien de bien particulièrement neuf, elle est mené à bon port sans chutes de rythme et ses lacunes sont parfois compensées par ses combats bien orchestrés.

L’ensemble n’abuse d’ailleurs pas trop du CGI et exploite efficacement le procédé 3D avec une circonspection que l’on ne retrouve pas souvent dans les autres films qui en font usage. Jason Momoa possède la stature musculaire et le monolithisme requis pour incarner Conan, alors que Rose McGowan s’amuse cruellement, si on peut dire, dans son rôle de sorcière et fille du méchant de service.

CONAN THE BARBARIAN n’est pas un classique, ni au présent, ni en devenir, mais certaines personnes devraient y trouver leur compte. N’y cherchez cependant pas de point de comparaison avec le CONAN réalisé par John Milius en 1981, car il n’y a aucune filiation entre les deux.

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