Article publié le 12 novembre 2008 à
1:00 par
Nicolas Gendron
Le romantisme n’a plus la cote. La soif d’un idéal, d’un absolu, paraît presque désuète aux côtés de la course aux profits dans laquelle sont engagés les grands acteurs de notre siècle, les politiques et les financiers. Et voilà que les artistes sont maintenant traités « d’enfants gâtés ». Mais qu’en est-il de l’art brut, qui nous prend aux tripes ? Et de la magie nichée au creux des dépotoirs ? De l’amour qu’on ne sait plus reconnaître ou que l’on fuit, de celui qui nous guette comme un ressac ou un fantôme inavoué ? Lire la suite »
Article publié le 29 juillet 2008 à
8:44 par
Nicolas Gendron
Nous sommes au Lac St-Jean. Dans le village anonyme de Saint-Ludger de Milot. Au milieu des années ’60, alors que la Révolution prend des allures tranquilles. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, 20 ans plus tôt, Madame Tanguay avait quitté les siens sous les regards vils de la communauté, laissant derrière elle quelque parfum d’Espagne et 4 enfants au bord de la crise de mère. Les voilà qui renouent pour la première fois tous ensemble avec leurs souvenirs, les plus diffus comme ceux encore inscrits dans leur chair, à l’invitation inopinée d’Isabelle, la plus jeune de la famille et aussi la moins brillante, si tant est que l’intelligence niche au creux des dictionnaires. Lire la suite »
Article publié le 29 mai 2008 à
9:09 par
Nicolas Gendron
Elles sont des centaines à rêver de gloire tapissée sur toutes les tribunes, à s’imaginer diva à la place de la Diva, à cracher leurs amygdales sur le même modèle que la dernière pop star à défrayer les feuilles de chou plutôt que les portées musicales. La plupart d’entre elles (je dis elles mais ce pourrait être eux !) font trois petits tours et puis s’en vont. Et il y a les exceptions. Celles qui ne s’empêchent pas de rêver pour un oui, pour un non, mais qui défrichent la terre de leur talent avec acharnement et passion. Et surtout avec une authenticité à vous fendre la gamme. La jeune artiste mauricienne Ingrid, avec son maxi Une luciole sur un high, correspond de pied en cap à cette dernière définition. Lire la suite »
Article publié le 5 mars 2008 à
8:30 par
Nicolas Gendron
« On est seulement ce que l’on peut
On est rarement ce que l’on croit. »
Ces paroles de Luc de Larochellière pourraient très bien référer aux personnages de la création collective Comme vous avez changé, inspirée des contes d’Andersen. Le titre de la chanson dont elles sont tirées aussi : Si fragile. Car les âmes qui gravitent autour du RIP, une « taverne-delicatessen-resto-bar-karaoké », veulent paraître plus fortes qu’elles ne le sont en réalité. Lire la suite »