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Aliens VS Predator – Requiem : Une série B divertissante qui n’égale pas ses modèles

Par • 27 juin 2008 à 12:00

L’éclosion d’un Alien dans le corps d’un Predator (voir la fin du précédent film AVP) a créée un nouveau monstre xénomorphe appelé le Prédalien, qui décime le vaisseau des guerriers prédateurs alors qu’il s’apprêtait à quitter l’orbite terrestre. Hors d’état de fonctionner, le vaisseau s’écrase sur Terre non loin de Gunnison, une petite ville américaine du Colorado. Cet écrasement permet aux créatures aliens de type face-huggers retenus en captivité dans le vaisseau de s’échapper, ainsi que le Predalien, contaminant ou tuant peu à peu les habitants de la ville. En réaction à ce grave incident, un guerrier Predator expérimenté est envoyé sur Terre afin d’effacer toute trace de l’existence des Aliens et des Predators, mais surtout d’éliminer le terrible danger que représente le Predalien. Alors qu’un groupe d’humains survivants tentent d’échapper à ces diverses créatures et de quitter la ville, des représentants d’une compagnie militaire semblent s’intéresser particulièrement à ce qui se passe à Gunnison.

 

Si la prémisse de départ de cette suite reprend là où le premier opus s’était achevé, et que l’intrigue qui s’ensuit contient des trous majeurs à faire écarquiller les yeux des connaisseurs des deux franchises, l’on ne peut nier que ce « AVP-R » s’avère mieux réussi que son prédécesseur réalisé par Paul W. Anderson. Les frères Strause, grands fans de ces monstres extraterrestres au cinéma, et spécialistes des effets visuels dans d’autres métrages, ne se sont pas embarrassés d’un long préambule pour leur première mise en scène, et ils ont préféré privilégier davantage l’action et les moments sanglants dès le départ. Presque tout le film se constitue d’ailleurs en divers affrontements entre les Aliens, le Prédateur, le Prédalien et les humains, qui semblent presque au dernier rang de la chaîne alimentaire dans le récit. Les éclairages et les cadrages auraient pu être mieux soignés, car on ne voit pas toujours clairement ce qui se passe à l’écran.

 

Néanmoins, un bodycount élevé, des moments gore en quantité suffisante, un peu de CGI (mais pas trop!), quelques clins d’oeils aux films des deux séries, comme ce personnage féminin de militaire, sorte d’émule de Ripley-Sigourney Weaver et une trame sonore qui combine les thèmes musicaux connus des deux créatures, nous donnent droit à une série B divertissante et vigoureuse, mais limitée, car loin d’être transcendante et d’être à la hauteur de ses modèles. La fin laisse présager une autre suite qui serait, dit-on, réalisé à nouveau par les frères Strause. Souhaitons une intrigue plus peaufinée jumelée à une réalisation ayant le même rythme pour cette troisième partie. En attendant, soyons un peu indulgent et prenons ce « AVP-R » pour ce qu’il est… avec un grain de sel évidemment.

 

** ½

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