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+44 – When your heart stops beating (2006)

Par • 6 mars 2007 à 14:05

Plusieurs admirateurs de Blink-182 ont critiqué la séparation « temporaire » de leur formation favorite. Ils appréhendaient la suite de la carrière de Tom Delonge, de Mark Hoppus et de Travis Barker. Les deux derniers ont décidé de prolonger leur association et ont créé, avec l’ajout de deux guitaristes, un groupe pop-punk nommé +44. La comparaison avec Blink-182 est inévitable, je dirais qu’elle est même nécessaire. Or, dans l’ensemble, When your heart stops beating de +44 se distingue de Blink-182, tout en y fondant ses racines.

 

Dès les premières notes de Lycanthrope, la première chanson de l’album, on reconnaît la batterie furieuse de Travis Barker et la voix de Mark Hoppus. Le fan de Blink-182 est en terrain connu. Toutefois, pas de folie, pas de vulgarités caractéristiques des débuts de l’ancien groupe. Le ton de When your heart stops beating s’inscrit dans la démarche artistique de la fin de Blink-182, avec leur disque éponyme lancé en 2003. When your heart stops beating est rythmé, avec de belles montées instrumentales (Baby come on, 155 ou Cliff Diving, entre autres), le tout contrasté par des chansons plus soft comme Lillian ou Weatherman. L’excellente chanson Make you smile souligne la collaboration avec Carol Heller, une chanteuse qui a malheureusement décidé de se consacrer à sa famille plutôt que de suivre le groupe nouvellement formé. Heller aurait pu apporter un petit quelque chose de nouveau à +44, une dimension émotionnelle ou tout simplement féminine.

 

+44 est un groupe qui se cherche un son à lui. L’influence de Blink-182 est encore présente, même s’ils essaient de s’en affranchir le plus possible. L’ajout de l’électronique est un exemple de libération du « guitare, basse et batterie » que représentait Blink-182. Par ailleurs, il y a certainement de bons singles sur When your heart stops beating, mais le disque doit être écouté comme un tout. Les chansons à riffs accrocheurs et à batterie tumultueuse complètent les ballades commerciales heureusement peu nombreuses. Par contre, il manque quelque chose à +44, et ce quelque chose a pour nom Tom Delonge.

 

***½

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