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Death Magnetic - Le retour de la bête (2008)

Article publié le 17 septembre 2008 à 23:57 par William Beretta

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Il y a plusieurs mois, il circulait des rumeurs à savoir que Metallica allait composer un album ayant la même esthétique qu’à leurs débuts, un album qui les repropulserait au sommet de la scène métal. Pourtant, les dernières années avaient été plutôt pitoyables pour ce groupe qui a dû jongler avec les désintox, la venue d’un nouveau membre, les chicanes internes, les chicanes externes (vous vous souvenez de la controverse Napster ?) et plus encore.

 

Toute cette négativité avait engendré St.Anger, un album que les métalleux préfèrent oublier. On avait reproché au groupe de faire trop de compromis : longueur raccourcie des chansons, absence de solos électrisants, manque d’originalité, etc. Metallica avait perdu son âme. Est-ce que Death Magnetic marque vraiment le retour en force du groupe ?

 

Je suis obligé de répondre par l’affirmative. En fait, la première écoute de cet album fait l’effet d’un uppercut au menton. Littéralement. Avec Death Magnetic, Metallica fait un seul compromis. Et il prend la forme d’un gros poing dont le majeur est levé bien haut. L’album est bourré de ce qui a fait la marque de commerce de Metallica : des chansons très longues, des riffs ensorcelants, une basse complexe, une batterie qui coupe le souffle…

 

L’œuvre est si complète que l’on peut saisir des exemples au hasard. « The Day that Never Comes », le premier single, rappelle la magnifique « One » de par sa structure en crescendo qui se termine sur un solo que je qualifierais « d’émouvant ». Dans le même registre, « Suicide & Redemption » — une pièce entièrement instrumentale — et « Unforgiven III » nous émeuvent tandis que « All Nightmare Long » et « Cyanide » nous donnent le goût de frapper tout ce qui bouge. D’une façon saine.

 

Hetfield se consacre à la voix et à sa guitare, Hammett et Trujillo s’amusent comme larrons en foire à la guitare et à la basse tandis qu’Ulrich n’arrête plus de changer de rythme avec sa batterie. Honnêtement, on se demande si la performance live ne viendra pas à bout des forces de ce bon vieux Lars… Bref, il n’y a pas de faiblesse notable dans cet album. On reconnaît le vieux Metallica qui nous a tant émerveillés. À se le procurer, au plus vite.

 

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Catégorie(s) : Articles, Musique - critiques

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