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Scars On Broadway - Scars On Broadway (2008)

Article publié le 11 septembre 2008 à 0:00 par Jonathan Habel

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Après la réussite critique et commerciale de l’album solo de leur collègue de System Of A Down Serj Tankian l’an dernier, la barre était haute pour Daron Malakian, John Dolmayan et leur projet Scars On Broadway. Avec leur album éponyme,les deux Arméniens d’origine nous prouvent eux aussi qu’ils sont bourrés de talent, mais les forces de System Of A Down étant divisées, ils ne réussissent pas eux non plus à nous convaincre que le hiatus du groupe peut durer encore longtemps.

 

Autant Daron Malakian nous fait réaliser sur cette galette de trois quarts d’heure que vocalement il n’a rien à envier à Tankian, autant on réalise tout de suite que les mélodies à deux qui parsemaient l’album double de SOAD (Mezmerize / Hypnotize, sortis en 2005) étaient l’une des grandes forces du quartet, et qu’elles manquent ici pour élever l’album une bonne coche plus haut. Autrement dit, on sent qu’il n’y a que la moitié d’un groupe, avec Scars On Broadway ; les compositions, d’une qualité irréprochable (si l’on est capable de prendre les paroles, parfois très crues, au second degré), sont tout à fait dans le ton, sans surprise et sans déception possible pour les fans. On fredonne dans le temps de le dire les refrains de “Serious”, le premier extrait “They Say”, “Kill Each Other / Live Forever” et autres “Cute Machines”, le total de mots par chanson dépassant de toute façon rarement les 50, et les guitares, bien tranchantes et menaçantes, rappellent le génie mélodique de Malakian. Quant au batteur, il s’en tient à sa section rythmique, se contentant de faire le travail de façon chirurgicale, sans flamboyance mais sans erreur également. L’humour se taille évidemment la part du lion (”come est some chemicals with me (…) as I piss in your face while you suck on my cock” sur la pièce “Chemicals”), au plus grand plaisir des initiés.

 

Aucun temps mort sur ce CD qui passe à une vitesse folle, mais qui néanmoins ressemble à un succédané, un ersatz de ce que le public a déjà goûté avec System Of A Down. Les comparaisons étant inévitables, il faut tout de même avouer qu’il s’agit là d’une foutue bonne sélection de numéros croustillants à souhait, qui nous font espérer encore plus fort de voir le quatuor mettre fin à son interminable pause d’ici la fin de la décennie.

 

J’ai particulièrement aimé :

- Serious

- They Say

- Stoner Hate

 

Note : ****


Catégorie(s) : Articles, Musique - critiques

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