Wanted : Romans graphiques fortement recherchés par cinéma pop-corn
Article publié le 23 août 2008 à
12:00 par
Mathieu Lemée
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Employé de bureau écrasé par sa supérieure et trompé par sa copine, Wesley Gibson apprend d’une belle et mystérieuse jeune femme, Fox, qui lui a sauvé la vie, que son père, assassiné tout récemment, était un tueur redoutable faisant partie d’une organisation millénaire secrète appelée la Fraternité. Destiné à joindre ce groupe d’assassins, qui tue secrètement les personnalités les plus néfastes du monde afin de sauver l’humanité, Wesley se laisse convaincre par le chef Sloan de débuter un entraînement très exigeant, sous la supervision de Fox et de d’autres membres, afin d’apprendre à devenir un tireur d’élite comme son père. Après deux assignations couronnées de succès et une erreur qui coûta la vie à un confrère, Wesley part pour l’Europe, où il reçoit enfin la mission d’affronter l’assassin de son père, le redoutable Cross, qui serait devenu d’après Sloan un renégat au sein de la Fraternité. Mais au cours de son périple, Wesley découvre que la vérité concernant le décès de son père est bien plus surprenante qu’il ne l’aurait imaginé.
Avant de pouvoir compléter sa populaire trilogie commencée avec “NIGHT WATCH” et “DAY WATCH”, le réalisateur russe Timur Bekmambetov s’est vu offrir la chance de mettre en scène un premier film hollywoodien, en adaptant pour le grand écran un populaire roman graphique, tendance qui se révèle fortement à la mode ces dernières années. L’on retrouve cependant dans “WANTED” des éléments similaires à ceux explorés par l’auteur dans sa trilogie russe, en particulier sur les puissances occultes où les organisations secrètes, dont les membres peuvent se moquer des lois les plus élémentaires de la physique (voitures acrobatiques, pouvoir de contrôler les trajectoires des balles de fusil). Si le traitement d’ensemble se voulait parfois empesé, emphatique, et rempli de longueurs dans “NIGHT WATCH” et surtout dans “DAY WATCH”, il se veut bien plus léger dans “WANTED”, dont le récit va à l’essentiel sans perdre de temps, traitant même avec humour son sujet, afin que le spectateur puisse mieux en digérer toutes les invraisemblances.
La mise en scène se veut stylisé jusque dans les scènes d’action, qui abusent parfois du ralenti. Pourtant, si on ne s’y ennuie pas, on a l’impression que malgré les efforts de Bekmambetov, le film n’est ni meilleur, ni pire que d’autres longs-métrages du même genre, comme si la mécanique tournait un peu trop à vide. Cela est sans doute redevable aux effets spéciaux parfois inachevés, à un suspense inégal, et à un sentiment de déjà-vu dans quelques scènes. Soyons beaux joueurs néanmoins, car sans être exceptionnel, il s’agit d’un divertissement honnête qui devrait satisfaire sans trop peine un public peu exigeant. Le jeune James McAvoy apparaît comme un talent très prometteur, alors qu’Angelina Jolie, égale à elle-même, n’a plus rien à prouver dans ce film d’action.
½
