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Docteur Jerry et Mister Love : un sommet pour Jerry Lewis (1963)

Article publié le 12 août 2008 à 0:00 par Richard Gervais

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Julian Phelps, gentil et compétent professeur de chimie (Jerry Lewis), est doté d’un physique ingrat. Ayant un béguin secret pour la blonde Stella, sa plus jolie étudiante (Stella Stevens), il décide de reprendre la forme au gymnase le plus proche. Il s’aperçoit que cette solution n’est pas pour lui mais… n’est-il pas chimiste ? Il s’astreint à concocter la formule d’un breuvage qui, il l’espère, le transformera en irrésistible apollon.

 

Les premières tentatives sont concluantes quoique de courte durée. Après avoir avalé un échantillon de son invention, Julian se fera remarquer lors d’une soirée au bar étudiant. Transfiguré et méconnaissable, il adopte le nom de Mister Love. Par ailleurs, sa timidité légendaire s’est muée en arrogance et il approche Stella sans la moindre hésitation. Puis, il s’installe au piano du bar pour y pousser la chansonnette. C’est un vif succès : l’assistance l’ovationne. Sensible au charme de l’inconnu, la belle demoiselle ne peut supporter son autosuffisance et lui dit franchement. Love propose alors à Stella une balade en voiture dans un endroit isolé où il lui fera des avances. Soudain, sans aucune explication, l’attitude du séducteur change et il fuit précipitamment sa compagne d’un soir.

 

Lors de leur rencontre subséquente, Stella voudra connaître la raison de cet urgent départ car elle est de plus en plus intriguée par cet être aussi vaniteux que séduisant. Quant à Julian, il demeure l’instituteur aimable et posé qui est souvent la risée des élèves et de ses collègues. Je vous laisse découvrir la suite…

 

Après avoir longtemps formé avec Dean Martin un duo à succès – sur scène et à l’écran – Jerry Lewis fit cavalier seul. On découvrit alors chez lui davantage que l’adolescent attardé donnant la réplique à un chanteur de charme. Aussi scénariste et réalisateur, il nous a présenté de prodigieuses comédies dont The Nutty Professor est indéniablement le sommet. Peu d’acteurs comiques arrivent à insuffler à leurs rôles un mélange aussi convaincant de sensibilité et de désinvolture, sans jamais sombrer dans la vulgarité. Jerry Lewis est passé maître dans l’art de faire rire sans prendre les gens pour des demeurés : c’est un don précieux et très rare.

 

Cet article a été publié en collaboration avec http://www.calendrierculturel.com.


Catégorie(s) : Chronique classiques du cinéma, Chroniques

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