Petite visite chez grand-maman
Article publié le 6 février 2008 à
0:00 par
Dominique Fortier
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Le monde est en constante évolution. Les modes changent, de nouvelles technologies apparaissent, les cultures et les façons de penser s’adaptent aux réalités d’aujourd’hui. On n’écoute plus la même musique, on ne regarde plus les mêmes émissions de télé mais tout ce bagage de souvenirs a fait partie à une certaine époque de notre quotidien. Dans le cadre de cette nouvelle chronique, je vous invite à revisiter avec moi notre passé parfois marquant, parfois gênant mais toujours agréable à se souvenir.
La première idée qui m’est venue en tête pour cette chronique a été l’appartement de ma grand-mère Antonine. S’ils ont accès à internet là-haut, elle va sûrement sourire à la lecture de cet petit voyage dans le temps.
Tout d’abord, juste le nom du bloc appartement où elle habitait était évocateur. « Le Château Vanier ». Grand-maman habitait dans la petite municipalité de Vanier, tout près d’Ottawa. La première chose qui m’a marqué de ce bloc appartement était l’entrée. Il y avait un espèce de petit salon avec deux sofas et une petite table tout juste en avant des ascenseurs. Jamais personne y était assis mais il a toujours été là. Une fois monté au dixième étage, on pénètre dans l’appartement d’Antonine. Du tapis à la grandeur! Du tapis bien fourni, bien laineux d’un beige éclatant! Aussitôt entré, on s’assoit sur le petit banc à l’entrée pour enlever nos chaussures. Vous savez ce petit banc attaché à un petite table conçu pour y mettre un téléphone mais plus souvent qu’autrement orné d’un pot de fleurs ou un bibelot quelconque? D’ailleurs, parlons-en des bibelots! C’était incroyable de voir le nombre de ces petites décorations de céramique un peu partout dans l’appartement. Des cendriers de céramique pesant 10 livres pouvant contenir au moins 5 cartons de cigarettes! Et des plats de bonbons à profusion. Ces petits bonbons roses pâlis par le temps ou des caramels au beurre dans un petit emballage transparent. À mon souvenir, ma grand-mère remplissait ses plats une fois par année juste avant le souper du jour de l’an!
Il y avait évidemment le célèbre téléphone à roulettes qui faisait sursauter tous les voisins quand la sonnerie retentissait. Il y avait aussi dans le salon ce qu’on appelait un convertisseur. Tout juste avant l’arrivée de la télécommande, ce bidule plutôt encombrant qu’on branchait dans le mur servait à changer de canal sans avoir à se lever et tourner la roulette sur le téléviseur. D’ailleurs, que signifiait UHF et VHF au juste?
Finalement, comment passer à côté de ces chaises de cuisine oranges à pois blancs? De toute beauté! Justement, lorsque ma grand-mère nous a quittés, j’ai hérité de sa batterie de cuisine. Des chaudrons verts à motifs fleuris! Dites-moi : Comment des couleurs pouvaient être considérées si belles à une époque et si affreuses quelques années plus tard? Mais c’est tout ce décor et ces vieilleries qui rendait l’atmosphère si chaleureuse.


