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Persepolis (2007)

Article publié le 20 janvier 2008 à 16:53 par Pierre-Luc Gagnon

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Basé sur les quatre tomes d’une série de BD publiée entre 2000 et 2003 par Marjane Satrapi, Persepolis est un long métrage animé fort intéressant qui capte l’intérêt, tant sur un volet historique qu’humain. Dans ce récit autobiographique, la jeune Marjane se voit grandir au coeur de la révolution islamique et la guerre de son Iran natal. Persepolis rappelle Maus de Art Spiegelman, de par sa façon de peindre la réalité désolante, sans couleurs, mais avec beaucoup de vie et d’humour.

 

Ce qui nous tient en haleine dans cette oeuvre portée au grand écran, c’est justement cette capacité d’émouvoir, puis de faire rire, d’une séquence à l’autre. Les dessins réalistes transportent bien ce flot d’émotion et le récit défile aisément à une vitesse hallucinante.

 

La musique collabore parfaitement au travail que les images accomplissent, ce qui confère sans doute un avantage indéniable au film par rapport aux albums. On n’a qu’à penser à la jeune Marjane qui se défoule sur du Iron Maiden ou qui se reprend en main sur les notes de “Eye of the Tiger”. Une image vaut mille mots. Une chanson vaut mille maux.

 

Ce n’est probablement pas nécessaire de voir ce film au cinéma. Côté animation, il y a beaucoup plus impressionnant de nos jours. Et par ailleurs, les dessins blancs donnent un peu mal aux yeux. Mais ce n’est pas là que se trouve l’essence de Persepolis. Cette histoire révèle une tonne de petits bijoux. C’est succulent, de la première page au dernier tour de bobine.

 

****½


Catégorie(s) : Cinéma - critiques

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