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L’ART de bien commencer la semaine…

De la poésie à Jonquière

Par Ayavi Lake • 22 oct, 2007 • Catégorie: Chronique sur d'autres rives

Le jeudi 18 octobre, la café théâtre Côté Cour accueillait sa première soirée de poésie de la saison (après avoir accueilli, le 29 septembre, une soirée tenue dans le cadre du dernier salon du livre). Évidemment, j’y étais, fidèle à mon poste de « découvreuse » de la culture jonquiéroise et québécoise.

 

Le café théâtre Côté cour est un peu le coin « intello » de Jonquière, celui où sont projetées les vidéo poético-politiques : « Nous sommes tous des… », courts métrages cinglants et pleins d’ironie réalisés par Pierre Demers et présentés par le Collectif du Citoyen d’abord. J’avais déjà visionné le premier : « Nous sommes tous des Jean Tremblay » qui, sur un ton de dérision et cassant mettait en vedette le maire (maintenant célèbre) de ville de Saguenay, Jean Tremblay. Cette fois, Pierre Demers choisissait de traiter le cas de Jacques Fortin, conseiller municipal impliqué dans une affaire de terrain. Le ton était moins cassant, mais on sentait que le feu pognait au cul de certains citoyens interviewés dans le court métrage. Car le thème de la soirée était : Le feu au cul. De la politique, de l’amour, en passant par le métissage, le public a pu entendre du Gainsbourg, du Léo Ferré, des chants, des balades en espagnol.

 

Voici ce que m’a inspiré ce thème. C’est sous le titre Comme les signares, que j’ai présenté ce texte publié dans la Brimbelle qui est le carnet d’extériorisation des névroses saguenéennes :

 

Léopold Sédar Senghor se rappelle les Signares à l’ombre verte des vérandas.
Et moi, l’hiver venant, le printemps mourant, l’automne naissant, je me meurs.
Je me meurs sous l’harmattan.
Je voudrais, sur ton sexe dressé, semer mon métissage. Voudrais-tu ?
Avant que ne m’emporte l’harmattan naissant.
Je voudrais, sur ton corps d’homme, parfait, laisser ma solitude. Voudrais-tu ?
Avant que ne m’emporte l’harmattan naissant.

 

Et Léopold Sédar Senghor se rappelle les Signares à l’ombre verte des vérandas.
Et moi, la nuit naissant, le soir se mourant, le crépuscule venant, je me meurs.
Je me meurs sous l’harmattan.
Je voudrais, profiter de tes reins
Pour faire comme ces Signares, aïeules miennes, me laisser aimer par toi : Une coulée de neige blanche sur un morceau de terre rouge.

 

Et Léopold Sédar Senghor se rappelle les Signares à l’ombre verte des vérandas.
Il y aura des perles autour de mes reins, peut être.
De l’encens pour t’ensorceler sûrement.
Il y aura les petits massages pimentés, je crois.
Du benjoin, du musc et de l’encens volés à Baudelaire.
Avant que ne m’emporte l’harmattan.
Viendras-tu ?

 

Je lance un appel aux poètes de partout, car le 25 avril 2008 au Saguenay, se tiendra la « troisième nuitte de poésie », de 21h à 7 h. En avant pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean…

Ayavi Lake
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2 Réponses »

  1. Heuuuu, dis donc, je ne te savais pas devenue si “érotique”. Il faut croire que finalement Jean de Ouanina a bien une influence libératrice sur toi (rires). En tous cas, tu me prouves encore une fois ton don d’écriture et à intéresser tes lectures avec des changements de tonalité et même de style…. Bisous labina, continue ton ascension vers le firmament où se prélassent une pléthore d’écrivains renommés…

  2. c ‘est chaud dé!!!
    Nanterre tremblera quand Saguenay sera là!