Les menottes du temps » DimancheMatin - Arts et culture





Contactez-nous F.A.Q Publicité  

// critiques de disques / actualité musicales / spectacles / entrevues
critiques de films / septième art / humour / théâtre / sur la scène / romans
bd / autres livres / télévision / expo & festivals / culture populaire //

 
 

Chroniques


» L’admiration des complices

» Soylent Green : La faim dans le monde et la privatisation de l’avenir (1973)

» Je me souviens

» Un crime, deux victimes




Chronique Habits du dimanche

Les menottes du temps

Article publié le 21 octobre 2007 à 0:00 par Pierre-Luc Gagnon

 Faites vous entendre : donnez votre avis sur cet article
Partagez ce texte avec vos amis sur Facebook



J’ai vécu beaucoup de stress au cours de la dernière année : le déménagement, le travail, la fin des études, encore le travail… Puis il y a la grande ville, c’est quelque chose auquel il faut s’habituer. Au début, je courrais pour rattraper l’autobus, le métro, pour traverser la rue pendant que la lumière est verte, pour arriver au boulot à l’heure pile. Mais ma blonde m’a dit d’arrêter de courir.

 

Ma blonde marche si lentement que je pourrais ramper à ses côtés et prendre de l’avance. C’est fou! C’est un peu pour ça qu’elle m’a dit d’arrêter de courir. Elle est rendue avec un bras plus long que l’autre à force de marcher avec moi tellement je lui tire la manche à vouloir rattraper le temps. Qui a tort dans cette histoire ? Je n’en sais rien. Probablement qu’il existe un juste milieu.

 

Donc, devant mon rythme de vie trop rapide et le stress accumulé, je me devais de trouver une solution pour être plus zen. Mon premier réflexe a été de me rendre à l’épicerie, d’y acheter une pomme et de revenir chez moi en la mangeant. En effet, c’était plutôt zen comme activité, mais les résultats sur mon état d’esprit ont été éphémères. Le lendemain, je ne me suis pas dit “tiens, tout va bien aller aujourd’hui… j’ai mangé une pomme hier!”. Au contraire, j’ai regardé ma montre et je me suis dit que je devais m’activer pour aller travailler.

 

C’est ça mon problème! Je regarde toujours ma montre. Je la regarde dans l’autobus, pour être sûr d’être à l’heure, tout au long du trajet. Je la regarde au travail, dans l’attente fébrile de mon heure de dîner. Je la regarde pour savoir l’heure, juste comme ça. Je la regarde parce qu’on me demande l’heure. Et parfois, je la regarde parce que je la trouve bien belle ma montre.

 

Ayant identifié le problème, j’ai décidé, par un bon matin de septembre, de ne pas mettre ma montre ce jour-là. Accrochée à mon poignet, ma montre représentait les menottes du temps. Prisonnier de son tic-tac incessant, je marchais à son rythme digital. Mais désormais je suis libre. Je la porte uniquement lorsque c’est vraiment nécessaire (lorsque je dois rejoindre quelqu’un à tel endroit, telle heure par exemple).

 

Et le stress dans tout ça ? Il y en a simplement moins.

 

Je vous laisse sur ces sages paroles puisque ma blonde arrive de travailler dans 45 minutes et je lui avais promis de lui préparer un bon souper. Tic-tac-tic-tac… ouf… VITE!


Catégorie(s) : Chronique Habits du dimanche

Partagez ce texte sur Facebook

Lire les 255 articles par Pierre-Luc Gagnon

pierre-luc.gagnon@dimanchematin.com

Vous avez aimé cet article ?


 Partagez votre avis sur cet article

 Retour à la une de DimancheMatin


Quelques suggestions d'articles

  » Who cares? Je ne suis plus célibataire
  » Un ordinateur sans Internet
  » Absurd Way Of Life : Gestion du temps libre


Article précédent

  » Zviane - La plus jolie fin du monde


Cet article a été lu 129 fois...
Pour ce qui est d'aujourd'hui le texte a été lu 1 fois



2 lecteurs ont commentés cet article

  1. Catherine Hetu a écrit...

    le 21 octobre 2007 à 10:40

    C’est drole que tu parles de ca aujourd’hui parce que la batterie de ma montre m’a lache cette semaine. Au debut je me sentais toute depourvue de ne pas l’avoir, ne pas connaitre l’heure, quel handicap! Au cegep pour ne pas manquer le debut du cours, dans la classe pour savoir quand est-ce qu’il va finir ce maudit cours…!
    Sans montre, c’est bizarre, on ne sait plus trop si on a plus ou moins de temps pour nous, on perd completement la notion. Vivre sans montre? Je deteste tellement etre en retard, je ne pourrais pas, d’ailleurs je vais de ce pas a la bijouterie pour avoir une autre batterie.


  2. Amélie Roy a écrit...

    le 21 octobre 2007 à 19:36

    Je pense que la montre, c’est un peu comme un cellulaire, on peut s’en passer, mais c’est très addictif. Il m’arrive de l’oublier et de me sentir toute nue aussi mais faites vous confiance. Vous êtes tellement ancré dans votre temps que vous ne vous rendez pas compte de votre horloge interne. Combien de fois j’oublie mon cadran le matin, et c’est le seul matin où je me réveille toute seule. Demandez vous quelle heure il est, et vous vous trompez rarement. C’est vrai que le temps nous stresse, achète toi une montre qui a un variateur de vitesse PL :D




  Actualité culturelle

  Et plus encore...

   » 15 derniers commentaires publiés
   » Devenez rédacteur sur DM
   » Annoncez sur DM
   » Boutique DM
   » Nos partenaires




© 2006-2008 DimancheMatin.com - [ administration ] - [ équipe ] - [ faq ] - [ publicité ] - [ boutique ] - [ partenaires  TopBlogues