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Bluff, un film rempli d’ingéniosités (2007)

Article publié le 7 octobre 2007 à 12:42 par Pierre-Luc Gagnon

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Comment Simon-Olivier Fecteau et Marc-André Lavoie, tous deux étroitement liés au milieu du court métrage, ont réussi à rassembler la brochette d’acteurs la plus surprenante depuis fort longtemps au Québec ? Emmanuel Bilodeau, Isabelle Blais, Raymond Bouchard, Nicolas Canuel, Ève Duranceau, Simon Olivier Fecteau, Rémy Girard, David La Haye, Pierre-François Legendre, Alexis Martin, Marc Messier, Marie-Laurence Moreau, Gilbert Sicotte, Julie Perreault, Jean-Phillipe Pearson et Denis Trudel. Pour convaincre tout ce beau monde, ça doit prendre de l’argent, non ? Or, le film n’a bénéficié d’aucune subvention gouvernementale. Alors ça doit être le scénario et la fraîcheur du projet…

 

Bluff, c’est l’histoire de… six histoires qui se sont déroulées dans le même appartement au fil des années. Il y a celle de l’étudiant aux diplomes qui ne semblent pas servir, celle du couple infertile, celle du voleur en fin de carrière, celle du couple qui se fait offrir beaucoup d’argent pour une toile d’un défunt grand-père, celle d’un retraité de la boxe qui se prend pour un champion et, finalement, celle du propriétaire de l’immeuble désormais en décrépitude (pas le proprio, mais l’immeuble). Décidément, les deux chefs d’orchestre du film ont profité de leurs expériences en sketches - Fecteau a longtemps fait partie du groupe humoristique les Chick n’ Swell, il a aussi réalisé le Bye Bye de RBO - et en courts métrages. Et le film n’en souffre aucunement. On n’assiste pas à un malhabile collage de courts, mais plutôt à la conception d’une courtepointe franchement bien cousue. L’alternance des historiettes permet de mettre chacune d’entre elles en suspens, le temps de faire un tour d’horizon, pour mieux revenir au bercail.

 

Et c’est drôle. Grand Dieu que c’est drôle. Pas avec un humour facile et prévisible, mais bien par la force des petits bijoux de dialogues. Et c’est là que la magie des excellents acteurs opère. Cette même magie est d’ailleurs portée par une mise en scène bien dirigée. Des plans de caméra inhabituels apportent le reste du charme (la querelle du couple infertile en caméra-épaule, l’ouvrier qui boit son petit jus en plan serré…)

 

Certaines mauvaises langues se plaisent à dire que la fin est prévisible. Pas sûr. Enfin, je n’ai probablement pas essayé de la deviner, tellement j’étais absorbé à suivre les succulentes histoires qui s’entremêlent.

 

Voilà un film que l’on finit invariablement par se procurer en DVD.

 

*****


Catégorie(s) : Cinéma - critiques

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3 lecteurs ont commentés cet article

  1. Amélie Roy a écrit...

    le 7 octobre 2007 à 13:21

    Est-ce que le style peut ressembler un peu au film “Les aimants” ?


  2. Pierre-Luc Gagnon a écrit...

    le 7 octobre 2007 à 13:25

    J’ai adoré Les Aimants. Et, effectivement, je crois que je l’ai aimé de la même façon que j’aime Bluff. Deux films remplis de bonheur. Du cinéma semi-naïf qui se laisse déguster trop vite. Malgré tout, ce genre de film ne fait pas l’unanimité. Mais moi, c’est carrément dans mes cordes!


  3. Amélie Roy a écrit...

    le 7 octobre 2007 à 13:30

    Je suis tentée :P Merci pour cette jolie critique!




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