Perfect Stranger : pas si parfait que ça (2007)
Article publié le 23 septembre 2007 à
22:10 par
William Beretta
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Rowena Price (Halle Berry) ferait tout pour obtenir un scoop croustillant, le genre d’exclusivité qui fait exploser la vie secrète des gens célèbres au point de les salir à jamais. Pour parvenir à ses fins, elle et son comparse Miles Haley (Giovanni Ribisi) jouent de finesse, de déguisements et de fausses identités pour espérer prendre au piège quelques grands noms du monde des affaires. Lorsqu’une de ses anciennes amies se fait assassiner, Rowena se lance aux trousses de l’amant de son amie décédée : Harrison Hill (Bruce Willis). En volant le cœur de cet homme d’affaires influent, elle compte ainsi venger son amie… et provoquer un énorme scandale. Or, il semble que Hill ne soit pas le seul à avoir des secrets.
Pour être polis, disons que Perfect Stranger n’est pas à la hauteur des attentes créées par la distribution du film. Il y a de bons acteurs dans ce film — Halle Berry a quand même remporté un Oscar… mais elle a aussi gagné un Razzie — et la fin est inattendue. Or, non seulement ce ne sont pas les acteurs principaux qui se distinguent, mais la fin est inattendue parce que le scénario est truffé de trous. Par conséquent, vous avez le choix : soit vous excusez la piètre performance des acteurs par le scénario qui ne leur rend pas honneur, soit vous descendez ces acteurs qui n’ont pas su rendre hommage à un scénario béton. Il y a probablement un peu des deux.
Dans le détail, le résultat n’est pas trop reluisant. Halle Berry est beaucoup plus proche de son jeu dans Catwoman que dans Monster’s Ball. D’ailleurs, il y a aussi un peu de sa performance dans Swordfish (où on la voit poitrine nue, faut-il le préciser), mais le côté gratuit de la nudité enlève un peu du charme de la chose. Bruce Willis, quant à lui, ne ressort pas du groupe d’acteurs. Il n’est pas mauvais, mais il n’est pas bon non plus. Il fait son travail, sans plus. Les seuls comédiens qui se distinguent, selon moi, sont les quelques actrices de soutien et Giovanni Ribisi qui, bien que son personnage soit caricatural, se débrouille tout de même assez bien. Somme toute, si vous vous souvenez de ma critique de Nightwaves (Les Ondes de la Nuit), je qualifierais Perfect Stranger d’un « Nightwaves à grand budget ». À vous de conclure.
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