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Chronique classiques du cinéma

Citizen Kane, sur les traces de Rosebud… (1941)

Article publié le 7 septembre 2007 à 0:00 par Pierre-Luc Gagnon

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Lorsqu’on parle de Citizen Kane, on parle d’un long métrage classé au sommet de plusieurs grands palmarès, notamment celui de l’Institut Américain du Film. D’autant plus que ce film est considéré, par plusieurs adeptes, comme le meilleur de tous les temps. Inspiré de la vie du magnat de la presse américain, William Randolph Hearst, Citizen Kane dépeint la réalité journalistique, telle qu’elle est encore (prophétiquement et étrangement) aujourd’hui. L’histoire est mise de l’avant avec un scénario bien ficelé qui raconte la vie d’un homme, époque après époque, une pièce du puzzle après l’autre. Le tout est servi sur un fond musical chevaleresque, sur une bobine en noir et blanc (1941), comme une grande épopée qui mérite son mythe. En somme, l’histoire d’un homme, de sa détermination, de ses convictions, de ses femmes, de sa richesse… vus sous l’oeil d’un journaliste, sur les traces de Rosebud, la pièce manquante au puzzle Kane.

 

Je ne suis pas prêt à dire, contrairement à plusieurs, qu’il s’agit du plus grand film de tous les temps. Toutefois, c’en est un excellent, et indéniablement un classique qui n’a pas ridé au fil des ans. Deux raisons primordiales font la force du chef-d’œuvre d’Orson Welles :

 

En premier lieu, on ne peut passer sous silence cette vie que l’on voit défiler devant nos yeux, celle d’un grand homme, à travers la recherche d’un journaliste qui se promène de sources en sources. Ce concept trace un parallèle très étroit entre la vie d’un journaliste, et la pratique proprement dite du métier, tout ça en évitant la linéarité d’une biographie conventionnelle.

 

En second lieu, l’élaboration parfaitement soutenue d’un personnage très caractéristique vient embellir le tableau. Charles Foster Kane est un homme de principes, avec des valeurs bien ancrées et une autorité indéniable. J’ai adoré la façon dont étaient rendues toutes les forces et les faiblesses du protagoniste en question. Il y a une phrase qui m’a particulièrement marqué, et qui démontre toute la couleur du personnage, malgré le fait que le film soit en noir et blanc : «Je n’ai pas le temps de faire de promesses, je suis trop occupé à les réaliser». Cette phrase livrée par Kane, alors qu’il se présente aux élections pour devenir gouverneur, marque la grandeur de son caractère et l’esprit général du film.


Catégorie(s) : Chronique classiques du cinéma

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