Les Simpson le film : du concentré de plaisir (2007)
Article publié le 2 août 2007 à
11:04 par
Pierre-Luc Gagnon
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Étant mordu de la célèbre famille de Springfield depuis les tout débuts, alors que les premiers épisodes étaient traduits au Québec pour Super Écran, je me devais d’élever mes attentes d’un cran pour la rentrée au grand écran. Après 18 ans de délire télévisuel, Homer, son épouse et leur rejetons célèbrent leur majorité au cinéma. Comment ont-ils su rester drôle après tout ce temps ? Simplement en gardant la même recette : Un humour unique, cinglant, dosé avec génie et jaune à souhait!
Le film commence en grand alors que Ralph Wiggum sort du zéro de la 20th Century Fox pour chanter l’hymne que l’on connaît. Le tout est suivi d’un épisode tordant de Itchy et Scratchy… et le bal est lancé pour un feu roulant de blagues. L’humour est très dense au départ. Les gros canons sont déployés pour laisser entendre au spectateur qu’il aura droit à une bonne portion de rire. Le rythme s’estompe toutefois vers la moitié du film pour laisser une place plus importante au déroulement de l’histoire.
Matt Groening et sa bande ont réservé quelques surprises, tant pour les inconditionnels que pour les nouveaux adeptes. Certaines références à la série vont satisfaire les fans alors que l’ambiance générale et les gags de qualité réjouiront l’ensemble des cinéphiles. Parmi les bons moments, il faut noter l’apparition de Green Day avec une jolie performance de la chanson thème de la populaire série. N’oublions pas non plus les aventures de homer avec son cochon (très attachant), le périple en Alaska, Grand-Papa roulé dans un tapis et la nudité de Bart. Aussi, pour ceux qui sauront endurer le générique de fin, quelques gags supplémentaires sont à prévoir. Pour le reste, l’imbécilité d’Homer prend toute la place.
Pour ce qui est des déceptions, il faut être de bien mauvaise foi pour porter de véritables reproches au film. Le scénario est solide, l’animation est superbe et le doublage québécois, tel qu’on le connait, est aussi bien adapté qu’à l’habitude. Certes, nous aurions probablement aimé voir et entendre davantage certains personnages cultes tels que Skinner ou Apu, au dépit d’un nouveau personnage du nom de Colin. Mais ce genre de concession est facilement pardonnable.
Il aura fallu attendre longtemps avant de voir les Simpson au cinoche, mais ça aura valu la peine. Sincèrement, j’ai eu un frisson. J’ai senti que j’assistais à quelque chose de gros… Une page importante de l’histoire de l’animation.
Drôle et touchant. Un film auquel on s’identifie fièrement. Une suite ? Peut-être, s’il faut en croire le deuxième mot de Maggie…
****½
