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Chronique sur d'autres rives

Parenthèse parisienne

Article publié le 28 mai 2007 à 18:03 par Ayavi Lake

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Je capotais. Je capotais trop. Mon chum me manquait et je lui manquais. J’avais beau imaginer nos promenades futures au bord de la rivière aux sables, nos futures balades sur les plages du Lac Saint-Jean, je capotais. Alors j’ai fait 6 heures de voiture, 7 heures d’avion, passé quelques heures de courbatures, plusieurs d’impatience dans les formalités douanières et… la délivrance. Mets-en!

 

Mais avant ces précieux instants de retrouvailles, il me fallait passer par le RER parisien, sa sonnerie, ses banlieusards, ses sous-sols. Puis le métro et ses affiches publicitaires, sa sonnerie, ses gens pressés. Paris me revoilà. Me revoici avec mes airs de Jonquièroise peu pressée, savourant chaque instant de la vie. C’est la pluie et un petit 9 degrés qui m’ont accueillie, mais je n’ai pas tenu rigueur au climat. De ma petite fenêtre, je vois l’arche de la Défense. Le décalage horaire me rend nerveuse, niaiseuse parfois et je jase, je jase, je jase…Quatre mois à résumer à mon chum en deux semaines, c’est une course contre le temps. Le chum en question connaît mieux Jonquière que moi, je lui en ai tant parlé ; mais cela ne suffit jamais : la rue Saint-Dominique et son petit cinéma, la réserve Mashteuiash, le village fantôme Val-Jalbert. Et le Mont Jacob, la poutine, la bière et la Saint-Jean-Baptiste qui arrive.

 

J’ai quitté mes 30 degrés jonquiérois pour les 9 degrés parisiens. J’irai me promener le long de la Seine. Je ne sais pas si je retournerai sur les Champs-Elysées, ni à la Tour Eiffel, non! Je ne crois pas. Mais dans la petite rue Mouffetard, sur la place de la Bastille, la nuit, oui, j’irai flâner ! Et peut-être aussi dans le quartier latin et au Jardin du Luxembourg ! Peut-être.

 

En attendant, je digère l’assaut musical qui m’a accueillie hier. Un concert  sénégalais ! Les balafons ont courtisé les guitares, pour mieux me charmer ! Les koras ont répondu aux pianos pour mieux envoûter mon âme. Du créole, de l’anglais, du français et les langues du Sénégal : Du wolof, du diola, du manjak…

 

Tout cela pour la petite Sénégalo-Jonquièroise. À Paris avec mon chum.


Catégorie(s) : Chronique sur d'autres rives

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2 lecteurs ont commentés cet article

  1. AMAROUCHE a écrit...

    le 29 mai 2007 à 3:37

    Bonjour !

    Qui veut de l’inspiration divine doit s’en aller s’inspirer en Orient. Mais qui veut comprendre les relations mondaines doit aller ne serait-ce une fois dans sa vie à Paris où se côtoient toutes les civilisations mondiales et y compris les personnes non civilisées, c’est à dire soit livrées à elles-mêmes soit tombées dans la débandade ou la sauvagerie à tél point d’outrepasser dans leur esprit libértaire démesuré les choses naturelles jusqu’à se faire coupler en juxtaposition au lieu des oppositions entre hommes et femmes au sens naturel du terme.

    Tout ce lôt est complété par la vitesse mais aussi par la joie de vivre sa vie à sa manière pourvu que les autres ne soient pas bousculés violemment.

    Malheureusement les photos de certains personnages de certains quartiers manquent malgré les tonnes de photos publiées chaque année. Il existe des coins et des recoins négligés par les acteurs et par les passifs eux-mêmes qui font un peu d’histoire et qui vivent en marge de l’histoire en tant que culture des souvenirs devant être enregistrés sur papier et dans les mémoires comme obligations et à la fois, devoirs.

    Un plaisir de lire donc, votre précédent texte. Continuez avec la publication de photos des choses laissées de côté.

    Merci google pour cette alerte.

    Alditas


  2. Sega Lake a écrit...

    le 30 mai 2007 à 10:30

    Dis donc, ca donne vraiment envie de lire ton troisieme livre que tu vas, je l’espere, bientot terminer. Tu as cela dans l’ame sista, alors vas y, fonce et surtout n’oublie pas que je suis la pour le soutien. Tu m’as fait revivre l’intensite de Paris quand tu as vraiment le temps d’apprecier cette immense et glorieuse ville. Savoure tes “vacances”


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