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L’ART de bien commencer la semaine…

Mon frère et sa blonde…

Par Ayavi Lake • 14 mai, 2007 • Catégorie: Chronique sur d'autres rives

Pourquoi faut-il que les bonnes choses se terminent un jour ? Mon frère et sa blonde ont débarqué samedi matin à Jonquière et sont repartis ce dimanche, jour de nostalgie… Je crois qu’ils ont aimé ma petite ville d’adoption, mais il faut dire que je leur ai sorti le grand jeu : promenade au centre-ville, repas concocté avec amour la veille, promenade à vélo le long de la rivière aux sables, soirée dans un bar branché de la rue Saint-Dominique avec des nachos épicés et savoureux, vue plongeante dans le Fjord, bien sûr le tout arrosé de prises de photos acrobatiques dans toutes les positions possibles, sous tous les angles.

 

Mon petit frère et moi sommes restés séparés quatre mois et comme il dit, je fais comme si cela faisait des années. J’ai du mal à imaginer que ce grand corps appartient au petit frère à qui je volais le goûter il y a quinze ans, à qui je faisais du chantage et que j’aimais embrasser sur ses deux grosses joues. Mon petit frère a sa blonde et va peut-être même se marier ! Mets- en ! Le temps est passé par où ? Peut-on le rattraper ? Je les regardais tous les deux, amoureux comme jamais, se chicanant comme jamais et je me disais qu’ils formaient un beau couple.  Mon frère et sa blonde…

 

Je suis tombée en amour avec Jonquière, avec le Saguenay, son peuple et ses histoires et je crois que je vais faire de plus en plus d’amoureux. Il suffit d’un jour pour tomber amoureux de cette région, d’une nuit pour se laisser séduire et d’une fin de semaine pour s’abandonner au soleil et au vent. J’ai proposé tout cela à mon frère et à sa blonde, Roxy.

 

Au fait, pour ceux qui comme mon frérot se posent des questions sur certains noms de la région, j’ai une proposition  pour l’origine du nom Saguenay. Selon une légende québécoise, ce nom viendrait d’une jeune Montagnaise (un peuple des premières nations) appelée SAGNAH qui aurait survécu à une terrible aventure et qui aurait donné son nom à une rivière. Les colons français, plus tard, auraient appelé la rivière Sagnay, puis Saguenay. Quant aux caps Éternité et Trinité, ce seraient deux chefs géants cannibales transformés par un sorcier venu au secours de la jeune fille… Là-bas, loin, à l’extrême Ouest du continent africain, au Sénégal, on dit que les Mamelles, ces deux collines qui surplombent Dakar seraient les bosses de la coépouse de Khary la bossue… On dit tellement de belles choses et ma mémoire me joue des tours parfois. Ils sont repartis conquis par le Saguenay et gageons qu’ils reviendront bientôt avec d’autres adeptes du Saguenay.

 

Pour tous les surfeurs culturels et interculturels, pour tous ceux qui sont sur les deux continents ou les trois, pour tous ceux qui brisent les frontières culturelles,  la fête des mères c’était hier au Canada, mais ce sera  le 3 juin en France et dans les pays d’Afrique francophones, n’oubliez pas de le lui dire deux fois, ou trois…on ne le lui dit jamais assez.

Ayavi Lake
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4 Réponses »

  1. Merci pour tout, merci de nous faire voyager à nouveau dans cette région dans laquelle nous avons vécu un w-e magnifique et des moments inoubliables. Personnellement, j’étais plus que ravi de retrouver Ayavi et sa positivité inébranlable quand effectivement le monde conspire pour que tout se passe bien pour elle. Et à la manière de l’alchimiste, elle nous fait rêver et nous transporte, merci sista…. Roxane dit également un gros merci pour ce w-e de rêve et pour cette belle description d’un moment intense de bonheur.

  2. Ayavi, tes récits sont toujours aussi passionnants… Tu nous fais redécouvrir notre Québec sous un autre jour. J’ai vécu à Jonquière trois ans, et pour moi, ce n’était qu’un autre bout de mon pays : beaucoup de nature, plutôt fade, gens sympathiques mais sans plus. À travers tes yeux, tout semble tout à coup extraordinaire, il faudrait que j’y retourne en combattant cette vision usée qui biaise mon opinion.

  3. Family photos…..
    Nostalgie, quand tu ne nous lâches pas, hummm. En tous cas, bonne installation aux deux autres protagonistes, lol, aux tourtereaux.

  4. Cette écriture pleine de vie, d’énergie et de finesse incite au voyage. Et moi qui pensais que le Canada c’était Vancouver, Toronto, Montréal et surtout la belle Québec… Eh bien je devrais revoir tout cela sous peu. Dès que ma nièce d’Ayavi aura agrandi son trou à Jonquière, mes deux princesses, ma douce moitié et moi ferons le voyage depuis les rives du Potomac. Pour l’heure, les mots et les voyages en pensée feront l’affaire, au moins une fois la semaine. Merci Ayavi de partager, avec tant de talent, ton passeport saguenéen.