À toutes les mères… et à la mienne
Article publié le 13 mai 2007 à
10:24 par
Pierre-Luc Gagnon
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Aujourd’hui c’est la fête des Mères. Une journée qui ramène habituellement le soleil et toutes les petites attentions envers nos chères mamans. Ainsi, par un concours de circonstances, je souhaite une heureuse journée à toutes les mères… et à la mienne. En cadeau, je t’offre simplement cette poignée de souvenirs.
Te souviens-tu, maman, quand tu nous suivais Marie et moi, lors de notre première semaine d’école ? Tu nous avais prévenus de ne pas traverser la rue avant d’arriver à la brigadière. Et pour t’assurer qu’on allait suivre ta recommandation, tu nous suivais de près, ni vue ni connue, en te cachant derrière chaque buisson. Plus mère poule que ça, tu pondrais des oeufs!
Te souviens-tu, maman, de la Saint-Valentin ? C’est la fête des amoureux, mais toi tu nous achetais toujours, à ma soeur et à moi, un “beau” coeur en chocolat… DUR! On n’aimait pas vraiment ça, mais c’est l’intention qui compte. C’est tellement difficile à manger quand on a de si petites dents. Parfois tu nous demandais la permission d’utiliser nos chocolats pour faire de la fondue avec des fruits. C’était la joie, pour deux raisons. Premièrement, parce qu’on adore la fondue au chocolat. Deuxièmement, parce que c’était la seule façon de se débarrasser de notre coeur DUR!
Te souviens-tu, maman, de ma petite tête de garçon de 5 ans qui te demandait l’horaire de travail de ton chum, juste pour savoir les jours où il travaillait de nuit ? Pourquoi ? Parce que je voulais dormir avec toi!
Te souviens-tu, maman, de toutes mes gaffes ? La fois où j’ai voulu ouvrir un sac de lait, en le tenant bien solidement dans une main alors que je coupais le coin avec l’autre main. La suite se passe de commentaires. Et que dire de la fois où je descendais la côte de notre rue, assis dans ma brouette, en essayant de me guider avec la poignée. Je rentrais toujours à la maison les genoux en sang, en pleurant.
Je ne sais pas si tu te souviens réellement de tout ça, mais moi je me souviens d’une chose. Tu nous as vraiment aimé ma soeur et moi. Et ça, c’est le plus beau cadeau du monde. J’espère que ces petites histoires t’auront fait sourire aujourd’hui, parce que nous autres aussi on t’aime. Allez, bonne fête des Mères!


