Avenged Sevenfold - City Of Evil (2005)
Article publié le 11 avril 2007 à
11:52 par
Jonathan Habel
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Pas facile de critiquer un album qui a l’air de plaire surtout à des gens 10 ans plus jeunes que soi, et qui selon certains experts pompeux, représente la meilleure galette d’un groupe qui incarne le renouveau du métal punk. Wô menute ! On a déjà entendu ça ! Eh bien, Avenged Sevenfold ne convaincra pas tous les sceptiques, mais une bonne partie quand même.
Ne criez donc pas trop vite au génie, mais diable que ça fait du bien d’entendre autre chose qu’un gars qui chante et qui est interrompu aux dix secondes par un gars qui crie. Quand on voit les gars d’Avenged, on se dit tiens, voilà cinq emos. Quand on entend leur musique, on se fait remettre les pendules à l’heure : guitares pesantes, refrains mélodico-pop-punk, voix semi-criarde légèrement éraillée, solos en spirales, pièces de plus de huit minutes, etc. Oh ! Alors ces jeunes messieurs voudraient bien qu’on les prennent au sérieux. Et bien hands down, City Of Evil est effectivement un très bon album métal.
Très bon parce qu’il ne répète pas les pénibles clichés du genre (dont l’apparence ridicule de certains). Très bon parce que les musiciens sont réellement talentueux, parfois même impressionnants, particulièrement Synyster Gates à la guitare et The Reverend à la batterie. Pas comme ces crétins de boys bands déguisés en durs à cuire à 5 cents (lire, entre autres, Three Days Grace et Godsmack). Et très bon parce que l’écoute n’est jamais ponctuée de longueurs (enfin, pour un amateur du genre bien sûr) et que les pièces sont suffisamment accessibles pour devenir accrocheuses avec le temps.
Mais je me tempère aussitôt, car City Of Evil n’a pas que des qualités : si la plupart des pièces sont excellentes en tous points (déchaînée Burn It Down, premier extrait Bat Country, superbe The Wicked End, originale Sidewinder), quelques moments douteux sont à relever : l’espèce de pseudo-hommage à Guns N’ Roses que constitue la ballade Seize The Day, et quelques passages à vide dans Strenght Of The World, entre autres. De plus, on sent que les jeunots n’ont pas encore atteint leur plein potentiel. Bref, sans révolutionner le genre, City Of Evil a au moins la qualité de faire oublier un certain temps quelques groupes de crap metal qui ne méritaient vraiment pas toute l’attention qu’il y avait sur eux. Une belle qualité, que d’avoir de l’audace ET du talent, dans le monde exigeant du métal…
J’ai particulièrement apprécié :
- “The Wicked End”
- “Sidewinder”
- “Trashed And Scattered”
Note : ***1/2
