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Forteresse Digitale - Dan Brown

Par Catherine Hétu • 12 mar, 2007 • Catégorie: Livres - romans

Vous ne le saurez pas au départ, mais ce livre est une histoire d’amour qui en est une d’horreur qui finit malgré tout bien.  Entre qui?  Vous le découvrirez en parcourant sans aucun scrupule Forteresse Digitale du fameux Dan Brown, celui qui m’a retenue d’écrire sur ce site pendant 3 semaines. Le monde intelligent de l’auteur, le suspense qu’il crée dans ses aventures réalistes et surprenantes nous en apprend tellement qu’on cherche ensuite à lire plus de lui pour poursuivre notre apprentissage. Dan Brown a non seulement un grand don du story telling, mais il réussit aussi à faire réfléchir ses lecteurs sur le monde qui les entoure, comme un prof qui réussit à nous refiler sa passion au Cégep.

 

Contrairement à ce que plusieurs pensent, Forteresse Digitale qu’on vient de découvrir au Québec à cause de sa ré-édition, est le premier techno-thriller de Dan Brown. Connu pour le Da Vinci Code, Deception Point et Anges et Démons, et pour apaiser l’engouement pour le cinquième roman de l’auteur à paraître à la fin de 2007, Forteresse Digitale, écrit en 1996, réapparaît sur les étagères de nos librairies en français dans top 5 des listes des ventes.

 

La vie de Susan Fletcher, la cryptologue en chef de la NSA (National Security Agency) des États-Unis devient bousculée lorsqu’un code incassable apparaît sur Internet un samedi matin où elle devait se rendre à un week-end de rêve avec son nouveau fiancé. Bien malgré elle, David Becker, sa douce moitié, qui est enseignant de langues à l’université, sera impliqué dans toute l’aventure qui l’attend la journée même.  TRANSLT, une machine à 2 milliards de dollars qui réussit à décoder tous les algorithmes inimaginables, est ce jour-là incapable de décoder un nouveau code inventé par un ancien cryptologue de la NSA.  Veut-il se venger de s’être fait mis dehors? Comment déchiffrer un tel code? Et pourquoi David est-il demandé à Séville en Espagne sur les ordres du directeur adjoint de la NSA?

 

D’entrée de jeu, à force de lire Dan Brown, on constate des similarités dans ses livres ce qu’on peut considérer comme un désavantage pouvant mener plus tard dans l’histoire à des ressemblances au niveau de l’intrigue, mais sachez que ce n’est pas le cas. Quoique ses personnages principaux soient toutes des filles dans le début de la trentaine, belles et foutument intelligentes, les meilleures dans leur domaine, évidemment, l’intrigue n’est nullement affectée par cette similarité. Sauf si on considère que savoir que la belle fille ne mourra pas à la fin du roman (évidemment), malgré toutes les situations dangereuses dans lesquelles elle sera impliquée, nuit à l’intrigue. Il ne faut quand même pas oublier que Brown est Américain.  Voilà pour la constatation.

 

Maintenant, est-ce que j’ai aimé? Ah oui. Il nous surprend vraiment, encore. Même si c’est celui que je recommanderais le moins de Dan Brown.  Pour quelques petites raisons seulement, quand je le compare surtout à Deception Point (mon favori sans équivoque). Je trouve que Forteresse Digitale est la plus statique des intrigues que Brown ait produit. Quoique Becker soit envoyé à Séville et que le mystérieux génial cryptologue soit japonais, on reste dans l’espace américain de la NSA. 

 

Le génie de Brown est quand il réussit à nous apprendre l’existence de la surveillance 24 heures sur 24 des USA sur le monde entier.  Courriels, blogues, conversations téléphoniques, codées ou pas, ils les entendent.  Toutes.  Bien sûr on nous dit que c’est dans le but de contrer les attaques terroristes. Et surtout, on nous apprend qu’ils en démantèlent souvent. Pourquoi on en entend pas parler?  Parce que le méga ordi doit demeurer secret, c’est aussi ce secret qui mettra en péril toutes les infos hyper secrètes du gouvernement américain.

 

Est-ce vraisemblable?  Instantanément je dis non, surtout les chances incroyables de David Becker à Séville. Pour que ça soit réaliste, il devrait mourir. Sinon, sur le plan technologique, oui, absolument c’est possible. En fait, je ne serais pas surprise que tout ce qui est dit dans le livre dans ce domaine soit vrai, mais romancé, un peu comme les autres romans de Brown. 

 

L’auteur et professeur nous incite enfin à être sur nos gardes à la fin du livre en lançant un message codé. (Que j’ai décodé, oui oui, en utilisant les notions enseignées dans le livre et le livre lui-même)  Encore toute une aventure qui nous fait attendre avec encore plus d’impatience son cinquième roman.

 

Note : ****

Catherine Hétu
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4 Réponses »

  1. Je l’ai lu en anglais, ont-ils traduit la signature de David?

    Dearest Susan, I love you. Without wax, David.

    :P

  2. Amélie c’est bel et bien la même chose traduit en français,Chère Susan, je t’aime, sans cire, David!
    Disons qu’on cherche longtemps la signification : sincèrement! Quelle est-elle en anglais?

  3. Du mot espagnol “sin cera” voulant dire “without wax”. Ça parle de la cire utilisée pour “patcher” les mauvaises sculptures et ça a évolué en anglais à “sincere”. Et en français?

  4. C’est la même chose finalement, sauf qu’en français ça se ressemble plus qu’en anglais. Sans cire = sincèrement.