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Polémil Bazar - Avale ta montre (2005)

Article publié le 13 février 2007 à 7:25 par Pierre-Luc Gagnon

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J’ai découvert Polémil Bazar l’été passé dans le cadre d’une entrevue que j’ai entendu à Radio-Canada. Pour accompagner le bla-bla, la pièce «Mode d’emploi» a fait office d’extrait. Quel coup de foudre! Tant pour la verve que pour la fougue fanfardesque. Je me suis donc rué chez le disquaire pour dénicher le disque au très intéressant coût de 10$ (puisque Tacca célébrait son dixième anniversaire l’an dernier)…

 

En achetant l’album, j’ai vite fait de découvrir de quoi il s’agissait. Fanfardesque disais-je ? C’est exactement ça. C’est un cirque musical. Et ainsi vont les fanfarons sur Avale ta montre, dans un élan de 45 minutes qui s’écoulent comme 15 (ou peut-être 16).

 

Premier constat : Hugo Fleury, le chanteur et l’auteur de la grande majorité des textes, a un talent fou. On dirait que ce type est né avec une plume dans les mains et qu’il s’en sert désormais pour s’envoler dans des poésies des plus actuelles. Et il a plusieurs références le bonhomme : il ne parfume pas ses écrits à l’eau de rose, non! Il se permet plutôt de citer Brassens et Leclerc dans la pièce Gaétan (meilleure chanson du disque). Tantôt il joue avec les styles en les revisitant à la française tantôt il les colore de son folklore personnel.

 

Plusieurs influences sont notable : Les Viscères sonne un peu comme une ballade que l’on aurait pu tirer du premier album des Colocs (l’éponyme), Culturé, bien élevé est clairement apprêtée à la sauce de Brian Setzer dans son époque big band. Et plusieurs autres comparaisons pourraient facilement être émise en épluchant les 13 pièces de cet excellent album.

 

Une mention spéciale à Josianne Laberge (la violoniste) qui vient clore l’album de sa douce voix sur L’homme tonneau, juste avant que le groupe ne dégaine l’instrumental Fantasme bulgare. Jolie démonstration d’un talent musical sans trop de prétention!

 

***½

 

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Catégorie(s) : Musique - critiques

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