Dans trois jours…
Article publié le 11 février 2007 à
0:00 par
Pierre-Luc Gagnon
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Cette semaine, j’adapte un texte au sujet de la Saint-Valentin que j’ai écrit l’an dernier à pareille date. Le texte a déjà été publié en guise d’éditorial dans le journal La Pige, alors que j’étais étudiant en presse écrite à Jonquière. J’endosse encore mes propos et je profite de cette introduction pour dire un mot à ma chérie : Marianne, je t’aime.
Dans trois jours, c’est la Saint-Valentin, mais ça vous vous en doutiez déjà. C’est immanquable. Si vous n’en avez pas entendu parlé à la radio ou à la télévision ce matin, vous l’avez sans doute remarqué dans les allées de vos boutiques préférées, rosies de boîtes de chocolats, de peluches et d’autres pacotilles que s’échangent les amoureux, le 14 février. En fait, les étalages sont prêts depuis début janvier. Il suffisait d’attendre que le plus commun des commis ait terminé de ranger son attirail de Noël.
Dans trois jours, c’est la Saint-Valentin, mais ça vous vous en êtes rendu compte. Ne serait-ce qu’en faisant la file chez votre détaillant de cartes de souhaits. Et n’allez pas dire que vous n’en avez pas acheté, les ventes vous trahissent. Chaque année, c’est plus d’un milliard de cartons pliés que s’offrent mutuellement les amoureux. Pas si mal pour une tradition purement occidentale! Malgré tout, on n’y échappe quand même pas du côté de l’Asie. Au Japon par exemple, les femmes offrent des chocolats aux hommes qu’elles aiment. Cette pratique est devenue une obligation pour beaucoup d’entre elles, notamment pour les employées de bureau, qui doivent offrir des chocolats à leurs collègues masculins. Un mois plus tard, lors du jour blanc, les hommes sont censés offrir un linge blanc à celles qui leur ont offert des chocolats. En somme, l’idée demeure toute aussi commerciale du côté de l’orient. Si les valentins ont les yeux remplis de cœurs, les actionnaires de Hallmark Cards, leader mondial dans le domaine du billet doux, ont les yeux remplis de signes de piastre. Cupidon a même pensé se faire poser des dents en or, c’est tout dire!
Dans trois jours, c’est la Saint-Valentin, mais ça vous en aviez le pressentiment. Votre intuition vous a guidé vers ce raisonnement lorsqu’on vous a annoncé, lors d’une réservation dans un restaurant moindrement chic, que tout était complet pour la semaine. Ou alors, votre attention aurait-elle été attirée par l’énorme écriteau du fleuriste du coin, qui annonce ses roses rouges à la douzaine? Quoi qu’il en soit, ce ne sont pas les marchands qui devraient bénéficier de cette fête. Non madame! Non monsieur! La St-Valentin était à l’origine, une fête de l’Église catholique. Selon l’encyclopédie catholique de 1908, au moins trois saints différents sont nommés Valentin, tous trois martyrs. Ils sont mentionnés dans les premiers martyrologes à la date du 14 février. À ce chapitre, il ne reste qu’à citer les Cowboys Fringants : le p’tit Jésus doit être déprimé, les vendeurs sont r’venus dans l’temple.
Dans trois jours, c’est la Saint-Valentin, mais ça vous en aviez probablement une vague impression. Peut-être l’avez-vous découvert par l’intermédiaire d’un regard enjôleur de votre partenaire. Ou alors, par l’entremise d’un câlin peu commun. Votre dulcinée ou votre Casanova aurait-il envie de se voir offrir le billet de loterie thématique de la Saint-Valentin? Voilà que Loto Québec récupère, elle aussi, la fête des amoureux. Grattez trois fleurs et trouvez l’âme sœur!
Dans trois jours, c’est la Saint-Valentin… Me voilà aussi redondant que cette fête annuelle.

