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Weezer - Make Believe (2005)

Article publié le 9 février 2007 à 9:54 par Jonathan Habel

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Les gars de Weezer ont toujours eu l’air de sympathiques nerds, qui étaient véritablement des rebelles undercover ; leur musique, toujours croustillante et peppée, leur a valu une réputation enviable parmi les bands qui ont pris de l’âge mais qui sont toujours cool. Mais pour la première fois en cinq albums, la troupe de Rivers Cuomo est docile et posée pour de vrai avec Make Believe. Résultat ? Allons voir.

 

Se radoucir et évoluer, c’est parfois dangereux : malgré d’excellents albums, certains artistes ne s’en relèvent jamais. Weezer a pourtant emprunté cette voie avec leur dernier album en date, une galette plus digeste, avec moins de grunge mélangé à du sixties, et plus de pop punk humoristique. Le groupe semble avoir réussi ce virage si l’on regarde les ventes de disques et leur notoriété intacte. Est-ce qu’on parle donc d’une grande réussite sur le plan musical ? Pas vraiment .

 

Comprenons-nous bien : Make Believe reste un album qui comporte, comme toujours quand on parle de Weezer, son lot de petits bijoux (This Is Such A Pity, la seule vraie expérimentation du disque avec ses airs eighties, Freak Me Out, Hold Me, We Are All On Drugs), mais on dirait parfois que le groupe n’a plus rien à dire, et qu’il le dit sur des mélodies empruntées et déjà entendues (The Other Way, Pardon Me, Perfect Situation). On pourrait se contenter de dire que même saoûl à quatre heures de l’après-midi, en pleine déprime, coké à mort et en train de se gratter le derrière, Cuomo écrit quand même de meilleures chansons que la moyenne de ce qu’on entend à la radio, il reste que selon les standards Weezer, Make Believe est le maillon faible, probablement le moins bon album du groupe. On n’y retrouve ni le côté direct in your face de Maladroit (2002), ni les mélodies entêtantes du green album (2001), ni même ce côté décousu et brouillon qui faisait le charme de Pinkerton (1996). Le tout est bien léché, plutôt convenu et propre propre propre. En bref, un album sans trop de risques. Et à force de ne pas prendre de risques, ça devient risqué de perdre sa place.

 

Make Believe vaut définitivement la peine qu’on lui consacre les quelque 45 minutes qu’il dure, mais quelques très bonnes chansons, mêlées à quelques pièces assez intéressantes (Peace, Beverly Hills, Haunt You Every Day), et agrémenté de morceaux anonymes, ce n’est pas suffisant, pour du Weezer.

 

J’ai particulièrement aimé :
 - “This Is Such A Pity”
 - “Hold Me”
 - “Freak Me Out”

 

Note : ***1/2


Catégorie(s) : Musique - critiques

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Un lecteur a commenté cet article

  1. Pierre-Luc Gagnon a écrit...

    le 9 février 2007 à 11:52

    J’ai découvert Weezer assez tard. J’ai acheté le premier album il y a un an. Ça en dit long. Je serais peut-être dû pour acheter le second cette année… Enfin bref, je serai fin prêt à me procurer Make Believe d’ici 2012, à mon rythme… mais je vous promets que je viens livrer mon opinion dès que c’est fait! Ceci dit, le premier album (le bleu) est un sacré petit bonbon sucré que l’on peut retourner dans notre bouche indéfiniment… sans qu’il ne fonde (c’est hot hein)!




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