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Jean Leclerc - Mexico (2006)

Article publié le 26 janvier 2007 à 14:17 par Pierre-Luc Gagnon

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Après la mort du mythe, celui-ci ressort de ses boules (à mythes). Jean Leloup devenu Leclerc a troqué sa poésie vagabonde pour laisser place à des guitares plus croustillantes et un chant plus narratif. Le coloré personnage se permet aussi de courtiser davantage la folie (La Mygale Jaune I et II) et l’expérimentation, notamment avec No Money No home, une instrumentale à la Pulp Fiction.

 

Sur Mexico, on reconnaît Leloup. Ou du moins son ton, sa fougue et ses vers qui ne sont pas piqués (des vers) nous semblent familiers. Le quadragénaire que l’on avait cru fatigué s’éveille et nous livre un album qui respire la mort. Ces bribes de textes en témoignent : “C’est moi qui ai tué Vincent” (Mexico), “Personne ne se souvient où est ma tombe…” (Personne I et II), ”…moururent en se coupant les veines” (Tangerine), “…lorsqu’on est mort et qu’elle se pâme” (L’Innocence de l’âme) et j’en passe beaucoup. Pourtant, le chanteur n’a-t-il pas lancé cet album pour revivre ?

 

À première écoute, l’auditeur peut être frustré. Une vague impression de monotonie s’installe. “Si j’avais voulu entendre quelqu’un parler, j’aurais acheté un livre-disque de Fred Pellerin”, s’exclame le mélomane déçu. Mais en donnant une seconde chance au CD, puis une troisième et enfin une quatrième, on s’acclimate à l’atmosphère. Et on l’apprécie de plus en plus. La variété des pièces s’intensifie et l’ennui laisse place à la curiosité. On se laisse alors charmer par Personne II, conquérir par L’innocence de l’âme, déstabiliser par Everybody Wants to Leave et abattre par la beauté du texte de L’Église.

 

Somme toute, l’album est très intéressant et plusieurs découvertes valent nettement l’achat. Toutefois, avec un peu de recul, je ne pense pas le considérer comme un classique, comme le sont désormais Le Dôme ou La Vallée des Réputations. Un bon disque de son temps, qui ne traversera pas son époque.

 

Note : ***½


Catégorie(s) : Musique - critiques

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Un lecteur a commenté cet article

  1. Marc-Antoine Charette a écrit...

    le 27 janvier 2007 à 22:52

    Oui, c’est excellent. Mais c’est vrai qu’à bien y penser, ça ne traversera pas son temps.




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