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La photo de classe

Article publié le 21 janvier 2007 à 0:00 par Pierre-Luc Gagnon

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Lorsque j’étais à la petite école, il y avait un moment important et décisif pour moi dans l’année. Pas l’arrivée de l’été (quoique…), mais bien la prise de la photo de classe. Cet éternel rituel annuel où la plupart des jeunes étaient soumis au supplice d’être habillé par leur mère.

 

De mon côté, ce n’était pas l’accoutrement imposé qui rendait ce moment spécial. C’était le simple fait d’avoir une photo sur laquelle je pouvais voir et revoir la fille qui avait bouleversé mon année scolaire… et enfin la montrer à mes amis qui en avaient trop entendu parler. Ils devinaient la mienne, je devinais la leur. Mais au-delà de ce jeu, cette photo devenait le résumé d’une période de ma vie, dans le cadre d’une année scolaire. J’ai encore ces clichés aujourd’hui, de la maternelle à la sixième année. Et chacun d’eux est marqué par des souvenirs de récréation, allant de la blessure au ballon prisonnier au party pyjama, en passant par les amitiés naïves et les béguins passagers. Ces images valent 1000 mots, même si à l’époque je n’en connaissais pas autant (des mots).

 

À partir du secondaire, la tradition du portrait de classe prend fin drastiquement (du moins, dans la plupart des écoles). Même chose au Cégep et à l’université. On oublie alors, petit à petit, les gens que l’on a fréquentés pendant ces années. Et le marché du travail avale le reste de nos souvenirs.

 

La morale de cette histoire : Vaut mieux laisser maman nous vêtir… Juste pour ne pas avoir l’air fou sur les rares clichés des jeunes années que nous partagerons toute notre vie!


Catégorie(s) : Chronique Habits du dimanche

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4 lecteurs ont commentés cet article

  1. deviloceanic a écrit...

    le 21 janvier 2007 à 10:15

    Comme d’habitude, tu as réussi à décrire quelque chose d’une très belle façon et tu as réussi à me rejoindre!!! C’est vrai que les photos de classe sont des souvenirs un peu magiques!
    J’adore prendre le temps de les regarder et de me rappeller tous les moments que j’ai passé avec ces personnes. Aujourd’hui, j’en ai perdu plusieurs de vue, mais cela reste qu’ils resteront bien sâgement sur la photo de classe… probablement habillé par leur maman!!!


  2. Amélie Roy a écrit...

    le 21 janvier 2007 à 10:16

    Oh que de souvenirs! Pour moi le défi c’était de réussir à avoir la photo du mec pour qui j’avais le béguin. Je crois que je n’ai réussi qu’au secondaire car si je regarde mes albums photos, je ne retrouve presque rien du primaire. Au secondaire, j’ai toutes les années avec un mot derrière chaque photo ! Merci de me rappeler la naiveté de ce moment! Ces défis me semblaient si difficiles à réaliser dans ce temps là ! Si j’avais su ce que c’est que d’avoir des responsabilité d’adulte, j’en aurais peut-être mieux profité!


  3. martin1 a écrit...

    le 21 janvier 2007 à 10:27

    J’ai toujours détesté les photos de classe. Le flash sur le coup n’est pas trop dérangeant, c’est de me voir après que je déteste. Peut-être que je ne suis pas encore assez vieux pour apprécier ces souvenirs du primaire… Au secondaire, des photos personnelles avec notre face en gros plan nous sont offertes. Vu que je déteste les photos, je n’y vais pas. Dans quelques années, je regretterai peut-être de ne pas y être allé!


  4. Jonathan Habel a écrit...

    le 21 janvier 2007 à 15:00

    Bouhouhou !!!
    Que le temps passe donc vite…




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