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«Je ne pensais pas que ce serait sucré»

Article publié le 19 janvier 2007 à 10:11 par Nancy Ouellet

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Le 17 janvier dernier, j’ai assisté à la première de la pièce «Je ne pensais pas que ce serait sucré», une co-production du Théâtre La Rubrique (Saguenay) et Théâtre du Double Signe (Sherbrooke). Mes conclusions ? J’ai passé une soirée très agréable ! Débutons par l’histoire :  

 

Lucas, version contemporaine de Lucifer, se retrouve en crise d’identité. Comme toutes personnes en détresse psychologique, il atterrit dans le bureau d’une psychanalyste, mais c’est la fille de celle-ci, Rose, qui le guidera hors de sa torpeur. Cette Rose est une jeune fille de 13 ans dépassée par le passage de l’enfance à l’adolescence, de ses changements et difficultés. Lucas et Rose se rencontrent, s’affrontent, se comprennent, s’aiment. Trouveront-ils leur voie?

 

Chapeau à Benoît Lagrandeur (Lucas) pour la justesse de son jeu. Dramatique, hystérique, passionné, émerveillé, le personnage créé par le comédien est délectable. De plus, la collaboration entre les deux compagnies nous permet de découvrir de nouveaux artistes, ce qui apporte une belle fraîcheur au théâtre en région.

 

Le texte, le premier de Catherine Cyr, est poétique, très imagé et rempli de subtilité. On n’a pas assez d’une représentation pour apprécier chacune des métaphores. Dans cette histoire, où les univers se croisent (mythique-contemporain / enfance-adulte / amour-angoisse), les artistes-magiciens de l’éclairage et du montage vidéo ont accompli un travail magnifique en créant efficacement l’ambiance et même, la plupart du temps, les décors. Ils aident les comédiens à faire passer les sentiments et les émotions.

 

Pour le plaisir de mettre sa vie sur pause et se laisser bercer par les mots des maux : La pièce est jouée du mercredi au samedi jusqu’au 3 février 2007 à la Salle Pierrette-Gaudreault du Mont-Jacob à Jonquière et sera présentée à la salle du Petit Théâtre de Sherbrooke en mars 2007.


Catégorie(s) : Scène - théâtre

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