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Leif Tande - William

Article publié le 2 janvier 2007 à 19:19 par Pierre-Luc Gagnon

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Leif Tande est un bédéiste hors-pair que j’ai eu la chance de découvrir il y a quelques années en feuilletant naïvement les pages de Safarir et de l’éphémère magazine Kamikaz. Il y publiait des pages de strips absurdes que je dévorais avec un fou rire difficile à cacher. Depuis ce temps, il a dessiné et publié sept albums officiels. William est le titre de son petit dernier, lancé lors de l’été 2006.

 

Habituellement, Leif Tande est de nature cruelle. Il est rare qu’aucun personnage ne meurt d’une façon déchirante dans ses histoires, qu’elles soient brèves ou longues. Or, avec William, l’artiste semble délaisser sa fougue morbide pour s’abandonner à la simple aventure d’un écolier indiscipliné. Le principe de base est simple mais efficace : William délaisse ses obligations lors d’une journée d’école en usant d’excuses classiques. Mais le lendemain, les excuses du jeune homme semblent soudainement moins efficaces. Vous connaissez l’histoire de Pierre et le loup?

 

L’amateur de BD y trouvera son compte avec quelques procédés stylistiques. Par exemple, certaines pages sont en mosaïque (toutes les cases forment une seule et grosse image). Toutefois, côté innovation, Leif Tande a déjà fait beaucoup mieux avec Villégiature, Le Poulpe “Palet Dégueulasse” et Morlac. Pour William, l’auteur s’est principalement accroché à un script imaginé en fin de soirée, griffoné sur quelques feuilles. D’ailleurs, ce brouillon est photocopié à la fin de l’album. Belle immersion dans le processus créatif.

 

Sinon, Leif Tande est resté fidèle à son trait de crayon grossier qui vient donner un sens à ses personnages… souvent aussi grossiers.

 

À lire aussi :

- Leif Tande - Morlac

- Leif Tande - Pando le panda


Catégorie(s) : Livres - bd

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