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Chronique 11 questionsPourquoi poser 10 questions lorsqu'on peut en poser 11? Série d'entrevues colorées exclusives à DimancheMatin.com.

11 questions à Patrice Michaud

Par • 24 janvier 2012 à 10:47

Originaire de Cap-Chat le jeune auteur-compositeur-interprète Patrice Michaud commence à vivre les joies de pouvoir vivre de son art. DimancheMatin.com a fait une petite incursion dans le monde complètement déjanté du jeune interprète à l’origine du succès «On fait comme si». Car pourquoi poser 10 questions quand on peut en poser 11?

1. Comment as-tu réagi quand tu as entendu une de tes chansons à la radio pour la première fois?
J’étais à Montréal. On a passé une de mes chansons entre Juliette Gréco et Gotan Project. Ça fessait dans le «dash». J’étais fou ballet! Comme si on me trempait dans le 7up ! Une chance que je ne conduisais pas.

2. Lorsqu’on sait qu’il est de plus en plus difficile de survivre quand on fait de lamusique, est-ce qu’on écrit un album en misant sur quelques chansons au potentiel commercial?
Pour ma part, non. D’abord parce que j’ai décidé de ne pas tenir compte de la demande du marché. Si ça m’importait vraiment, je ferais autre chose de ma vie, car le marché du disque est malade. Ensuite, c’est difficile de mesurer le potentiel commercial d’une chanson. Malgré les recettes «pop», rien n’est certain face au public d’un côté comme de l’autre. La désise de Daniel Boucher n’affichait pas vraiment de potentiel commercial… On écrit donc un album avec authenticité et sincérité. C’est sur que si je place un duo avec Ginette Reno ou Marc Hervieux sur le disque, ça se vendrait mieux… Ça m’irait bien, non ?

3. Comment as-tu réussi à te programmer une série de spectacles en Europe si tôt dans ta carrière?
Ce sera mon troisième passage en France pour la musique. Les deux premières tournées, très agréables, n’avaient toutefois pas l’envergure de celle qui vient au mois de mars. J’ai reçu le Prix des Diffuseurs européens à la Bourse Rideau 2011. C’est une forme d’invitation à produire mon spectacle en France, en Suisse et en Belgique. C’est quatorze soirs en 20 jours. Je dormirai après.

4. Quand as-tu réalisé que tu avais assez de talent pour te lancer dans la musique à temps plein?
On ne réalise pas ça. Bien sûr, on constate au fil des jours que c’est notre métier. On le vit, par la force des choses. Je prends la situation comme elle vient. Ça peut durer longtemps ou pas. Mais nous ne sommes jamais les meilleurs juges pour mesurer en ce qui a trait au talent, au succès et même à l’échec.

5. Y a-t-il beaucoup de monde avec des chandails d’Iron Maiden qui jouaient aux quilles quand tu étais jeune?
D’abord, je suis très mauvais aux quilles. Mes meilleurs coups se font de dos.
Et non, aucun chandail de Maiden près des allées à l’époque. Je trouvais l’association des deux tellement improbable qu’on en a fait une photo pour l’album. De la même manière, il était improbable de retrouver une reprise d’Iron Maiden dans mon spectacle. Et c’est le cas !

6. Quel genre d’adolescent étais-tu entre le salon funéraire et les éoliennes de Cap-Chat?
Je suis né à l’extérieur de ce périmètre (dans l’Anse). Mon adolescence fut somme toute tranquille (ma soeur avait ouvert la «trail» avant moi). J’étais une grande gueule qui avait constamment besoin d’attention. J’étais nul dans les sports, bon en français et mauvais en mathématiques. J’aimais beaucoup (et très tôt) la présence des filles, certainement plus qu’elles aimaient la mienne. J’ai simulé des crises d’asthme pour attirer leur regard. Marche pas fort…

7. Tu as reçu de chaudes critiques lors de tes premiers spectacles à Québec. Quelle est ta perception de la performance que tu as livrée?
J’avais la sensation d’avoir donné un bon show. J’étais relaxe et confiant même si le Grand Théâtre de Québec, ça impressionne son homme. Je me donne toujours entre cinq et dix minutes pour mettre le public dans ma poche. Si ça ne fonctionne pas (ça arrive parfois), je me lève et je sors. Ben non ! Je travaille plus fort !

8. Tu intègres bien la parole entre les chansons alliant anecdotes et petites histoires. Y’a-t-il une autre facette de Patrice Michaud que l’on pourrait découvrir avec le temps?
Je te donne plutôt des facettes de moi que vous ne découvrirez malheureusement pas. Patrice le danseur, par exemple (et pourtant, j’aligne les pas de manière sublime). Patrice l’haltérophile (dommage, car je «bench» 240 lbs). Patrice le bricoleur (même si je joue du marteau comme de la guitare). Patrice le gars de char (au Garage Jean&R Michaud, je leur ai tout appris).St-Patrice (quoique je fus un excellent servant de messe et que Benoit XVI me consulte régulièrement). C’est plate, mais tout ça, c’est privé.

9. Tu fais partie d’un groupe assez restreint d’artistes qui sont issus de Cap-Chat. À quand un duo avec Kathleen?
Quand elle le voudra ! Plus jeune (je parle de moi), je la trouvais terriblement jolie.
Je pourrais même simuler à nouveau une crise d’asthme, juste au cas.

10. Quels sont les meilleurs moments pour trouver l’inspiration à composer?
Pour moi, il n’y en a pas. Ça peut arriver n’importe quand. Je pourrais très bien me placer dans d’excellentes dispositions (tranquille dans les bois, zen dans le désert, de nuit, de jour, après 4 bouteilles de rouge) que ça ne marcherait ni mieux ni moins bien. Je ne contrôle pas ça.

11. Quel est à ton avis le pire scandale qui a été dévoilé au monde? Le scandale des commandites, la corruption dans le monde municipal ou apprendre que Claude Barzotti est belge?
Les deux premiers soi-disant scandales n’en sont pas. Dès qu’on met le nez en politique, il y a de la corruption. Je ne suis pas cynique…je me souviens. Celui ou celle qui s’étonne de cette situation a plusieurs pages à (re)lire concernant l’histoire de notre civilisation. Mais quand j’ai appris que Claude Barzotti (Je suis rital et je le reste) était belge, ça a complètement bouleversé les fondements de ma perception du monde et de la réalité…ouf !

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