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Chronique 11 questionsPourquoi poser 10 questions lorsqu'on peut en poser 11? Série d'entrevues colorées exclusives à DimancheMatin.com.

11 questions à Dominic Boisvert, candidat pour l’ADQ

Par • 3 décembre 2008 à 20:20

Les Québécois sont de nouveau appelés aux urnes le 8 décembre prochain.  Afin de faire des choix éclairés, DimancheMatin a demandé à tous les candidats de la circonscription Sainte-Marie-St-Jacques de nous livrer leurs visions pour le Québec en répondant à 11 questions. Car pourquoi poser 10 questions quand on peut en poser 11!

Aujourd’hui Dominic Boisvert, de l’Action Démocratique du Québec.

01. Qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer en politique quand on connaît le cynisme de la population envers ses élus et le peu de pouvoir qu’a vraiment un député?

Lorsque j’ai fondé le magazine SPEED en 2004 avec des amis, nous avions le rêve de changer les choses et de secouer la société québécoise. Nous voulions rassembler la nouvelle génération de jeunes dont nous faisons partie. Le magazine demeure en fait une vitrine pour exposer nos idées, parler de nos intérêts et de nos opinions.

Ainsi, entrer dans l’arène politique permet de faire un pas de plus, c’est-à-dire AGIR pour changer les choses et avoir un impact positif sur la société québécoise.

À plus long terme, je souhaite aussi changer l’image austère, froide et avare de pouvoir du politicien pour une image plus chaleureuse, proche des gens, jeune et dynamique.

02. Qu’est-ce qui vous a séduit à l’ADQ?

Ce sont les idées de changement fort différentes des deux vieux partis. L’idée que l’ADQ se situe à mi-chemin entre la gauche interventionniste du PQ et la droite libérale du PLQ. Les éditorialistes répètent sans cesse que la campagne n’est pas une campagne de fonds alors qu’il y a un écart flagrant d’idéologie entre l’ADQ et les deux autres partis. Par exemple, le désir d’intégrer un système de santé mixte public-privé, instaurer la rigueur budgétaire sans déficit, l’élimination de la lourdeur administrative avec l’abolition des commissions scolaires ou les allocations de 100$ par semaine par enfant en âge préscolaire. Je comprends les gens d’hésiter car la résistance au changement est souvent bien ancrée au milieu du réconfort! Nous ne pouvons toutefois pas nous permettre de continuer dans la même direction.

Nous pouvons être d’accord ou pas avec ces idées mais au moins, l’ADQ tente de redéfinir le Québec de demain.

03. Vous avez une vaste expérience et une grande connaissance des finances et de la comptabilité.  Comment vous sentez-vous face à un hypothétique gouvernement adéquiste où Gilles Taillon occuperait fort probablement le poste de ministre des finances?

Je me sentirais plus en sécurité avec un gouvernement adéquiste pour diriger les finances du Québec qu’avec un gouvernement péquiste qui souhaite renouer avec les déficits ou un gouvernement libéral qui n’est tout simplement pas réaliste en rendant un exposé économique gonflé de surplus alors que nous sommes au bord d’un ralentissement économique profond.

La rigueur budgétaire est essentielle pour la santé et la confiance d’une nation.  Ce n’est pas vrai que nous pouvons nous fermer les yeux sur les dépenses du gouvernement et l’augmentation de la dette. C’est comme un père de famille qui paierait son épicerie sur carte de crédit en se disant que l’an prochain il aura une augmentation de salaire alors que son emploi demeure toujours précaire. Un jour ou l’autre, il aura à payer sa carte de crédit.

04. Que répondez-vous aux gens qui remettent en doute les compétences des candidats et surtout des élus de l’ADQ?

En 2007, les gens du Québec ont voté pour le changement en faisant élire 41 députés adéquistes. Pendant un an et demie, ces députés ont fait preuve d’un apprentissage formidable assis sur les bancs de l’Assemblée Nationale. Certes avec quelques erreurs, probablement comparables à celles d’un nouvel employé qui débute pour n’importe quelle entreprise. Après 18 mois d’apprentissage, je ne pense pas que les Québécois souhaitent leur dire qu’ils n’en veulent plus pour devoir les remplacer par de nouvelles figures qui auront aussi, à leur tour, à apprendre du début. Ce n’est pas une deuxième chance que nous demandons mais la chance de continuer le désir de changement que la population du Québec nous a donné en 2007.

05. Dans votre biographie, on mentionne que vous avez été le premier vice-président de la chambre de commerce gaie du Québec.  En quoi consiste cet organisme?  Et êtes-vous un militant  pour le respect des droits des homosexuels?

La mission de la Chambre de commerce gaie du Québec est de favoriser le réseautage d’affaires avec des hommes et des femmes faisant partie de la communauté LGBT.

Faisant moi-même partie de cette communauté, j’ai toujours cru pouvoir défendre, à ma façon, la cause homosexuelle en voulant changer la perception des gens. Il y a encore très peu de modèle gai dans le monde des affaires ou communautaire. C’est important d’en avoir quelque uns, simplement pour donner un espoir aux jeunes qui ne sont pas encore certains de leur orientation sexuelle.

06. Dans votre comté de Ste-Marie-St-Jacques, si vous êtes élu, quelles seraient vos premiers projets afin d’améliorer la qualité de vie des habitants de quartier?

Travailler avec les organismes communautaires pour bien comprendre leurs besoins et les aider à  trouver les fonds nécessaires au bon fonctionnement de leurs opérations. Ces organismes contribuent à la richesse locale par leur efficacité de faire beaucoup plus que les institutions publiques mais avec moins de ressources.

D’un point de vue plus personnel, je souhaite travailler à briser l’isolement des personnes âgées faisant partie de la communauté gaie. Cette nouvelle réalité s’insère dans une approche de respect pour cette « première » génération de gaies et lesbiennes qui ont contribué à faire accepter l’homosexualité socialement.

07. Que pensez-vous de la perte du Grand Prix de Formule 1 de Montréal?

Montréal dépérit lentement et se vide au profit des banlieues. La popularité des grands centres d’achat comme le quartier DixTrente attire une grande proportion de Montréalais qui trouve que la métropole n’a plus rien à leur offrir sinon des tarifs de stationnement élevés, peu de transport en commun adapté à leur réalité et des quartiers décrépits. Nos infrastructures économiques ont été beaucoup trop négligées au cours des dernières décennies et il faut corriger la situation avec une grande vigueur. Nous devons redonner à Montréal une âme bien québécoise avec des projets d’envergure qui revitaliseront l’économie de cette grande métropole et lui redonnera une visibilité internationale.

08. Outre les chiffres et la politique, quelles sont vos passions et vos ambitions?

PASSION : Les voyages car ils vous apprennent ce qu’aucun livre n’a su vous apprendre. Aucun livre ou aucune image ne peut remplacer une expérience de vie!

AMBITION : Devenir ministre des Finances du Québec! Rien de moins… : )

09. Que pensez-vous de la mesure fiscale proposée par Pauline Marois qui promet un chèque de 200$ à toutes les familles de la classe moyenne advenant son élection?

Le 8 novembre dernier, M. Mario Dumont, a dévoilé un plan ambitieux pour défendre le pouvoir d’achat des Québécois.

– Un crédit d’impôt de 50% sur les intérêts hypothécaires payés par les familles de la classe moyenne

– Exemption fiscale de 5 000$ sur les revenus de REER et ceux des régimes de retraite à cotisation déterminée

– Bonification du remboursement d’impôt foncier pour les locataires

C’est drôle, les mesures proposées par Pauline Marois ressemblent étrangement à celle de l’ADQ…encore une fois c’est la preuve que nos idées ont du bon sens. Toutefois, l’ensemble de nos mesures pour défendre le pouvoir d’achat des familles de la classe moyenne est beaucoup plus complet que les mesures proposées par Madame Marois.

10. Comment passez-vous généralement vos vendredis soirs?

Ils sont très variés, parfois :

– J’organise un souper entre amis

– Je m’entraîne aux arts martiaux

– Je lis un bon livre (le dernier étant Le voyage sacré du guerrier pacifique)

– Je travaille (surtout la semaine précédent la sortie d’un numéro du magazine SPEED)

– Je fais du porte-à-porte (lors d’une campagne électorale)

11. Pourquoi devrions-nous voter pour vous dans Ste-Marie-St-Jacques et pourquoi voterions-nous pour l’ADQ en général? (Il est interdit de répondre : « Parce que l’ADQ est le seul parti à présenter des nouvelles idées »)

POUR MOI : Ce qu’il manque de nos jours chez les politiciens, c’est de l’intégrité, de l’écoute et de la compassion. Et c’est ce que je m’engage à donner. Si les gens croient en vous,  ils sauront qu’en n’importe quel temps, vous prendrez des décisions pour eux et non pas dans des intérêts personnels. Moi, je leur promets cela!

POUR L’ADQ : Ce parti est le seul parti qui a une vision à long terme d’un Québec qui saurait succéder à la Révolution Tranquille de Jean Lesage.

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Une Réponse »

  1. J’étais très enthousiaste de lire tous ces textes. Je trouve que c’est une idée géniale et je me dis que si j’en savais autant des candidats de mon comté je saurais enfin pour qui voter. Chapeau à l’équipe de DM pour avoir eue cette idée géniale et il faudrait faire cela à encore plus grande échelle lors des prochaines élections! Ça s’en vient malheureusement plus vite que ce qu’on pense !

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